Octobre 24, 2007, 23:32
Salut ! Une petite pensée pour les pauvres députés
Août 28, 2007, 11:02
Réactivation du blog
Salut.
Bon ben voilà c'est parti ...
Et puis c'est tout pour aujourd'hui !
Mai 14, 2007, 04:01
Sarko rêve de la France coloniale
Salut. Un papier super interessant sur les propos -passés inaperçus- de Sarko qui, lors d'un meeting à Toulon le 7 février 2007, faisait tranquillement l'apologie de la colonisation de la méditerranée.
Je ne resiste pas à citer les propos de Sarko, impréssionnants :
« Le rêve européen a besoin du rêve méditerranée. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation. »
« Faire une politique de civilisation comme le voulaient les philosophes des Lumières, comme essayaient de le faire les Républicains du temps de Jules Ferry. Faire une politique de civilisation pour répondre à la crise d’identité, à la crise morale, au désarroi face à la mondialisation. Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout fût toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où ne rien fut jamais médiocre, où même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l’art et de la pensée, où le génie humain s’éleva si haut qu’il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie. La source n’est pas tarie. Il suffit d’unir nos forces et tout recommencera. »
Donc dans à suivre, l'article parut sur un blog du jdd, Mohamer Chelhab (ce n'est pas parce que j'ai copié collé le post que vous ne pouvez pas y faire un tour) :
(Suite)Mai 14, 2007, 03:37
Le JDD a renoncé à publier un article sur Cécilia Sarkozy
Salut.
Alors censure ou pas ? Pour l'instant, des démentis, de l'entourage de Sarko et du journal du dimanche. En fait on semble plutôt être face à un cas d'autocensure. C'est quoi la différence : l'autocensure, c'est qu'en tu te censure toi-même avant même que les instances censurantes ne s'ocupent de ton cas, bref c'est qu'en tu as bien appris ta leçon . Est ce que le JDD téléphone à l'interessé pour avoir son accord dès qu'il prévoit de publier un article ? Non. C'est donc déjà une preuve d'un rapport ambigu. Et de toute façon dans un cas pareil il est clair qu'aucune personne concernée n'a interet a confirmer les soupçon de censure, et personne ne le fera. Mais comme je l'ai dit l'auto-censure est avérée, et c'est déjà une mauvaise nouvelle..
Dans à suivre un article du monde.fr sur le sujet, suivi de l'édito explicatif du directeur de la rédaction du jdd :
(Suite)Mai 11, 2007, 10:53
L'IGS saisie d'une bavure présumée, en marge d'une manifestation anti-Sarkozy à Paris
Mai 11, 2007, 10:50
Intro, préambule, présentation, préface, blabla
Salut à toi vagabond du virtuel | ||||||||
Bon, c'est un blog, juste un blog, encore un blog. Ce n'est que mon point de vue, apparement ce n'est pas ce que pense la majorité. Mais ne pas laisser tranquillement se déliter nos exigences dans l'ambiance nauséabonde qui s'annonce. Je donne pas mal de mon temps à tenir ce blog, alors toi qui passes par là, dans ce petit recoin du net, au détour de ta route, laisses donc un petit message, exprimez vous! Salut à tous, et vive la liberté Merci à l'équipe de blog-libre pour l'hébergement. | Petit rappel historique (Par Nancy Dolhem) Leur engagement est devenu mythique. Au sein des Brigades internationales, ils sont venus de 50 pays aider la République pendant la guerre d’Espagne (1936-1939). On estime leur nombre à 35 000, presque tous communistes. Grâce à leur héroïsme, Madrid n’est pas tombé aux mains de Franco dès 1937. Ils avaient promis : « ¡ No pasarán ! » (ils ne passeront pas !). Et ils tinrent parole, au prix du sacrifice de milliers des leurs. En janvier 1939, 5 000 d’entre eux couvrirent la retraite des 300 000 civils et soldats républicains qui traversaient les Pyrénées à pied, dans le froid et la neige. Originaires de pays fascistes - Allemagne, Italie, Hongrie, Roumanie, Pologne, Yougoslavie -, ils ne pouvaient regagner leur patrie. Et reprendront les armes dès 1940 pour constituer les premiers maquis de la Résistance française... [...] article piqué au monde diplomatique, juin 2003 (merci) |
Mai 11, 2007, 10:47
Angleterre : La pauvreté baisse, pas les inégalités (et en France aussi)
Salut.
Un rappel qui vaut pour quasiment tous les pays. C'est à dire que l'enrichissement global ne corespond pas forcément à l'amélioration des niveaux de vie pour l'ensemble de la population.
Article pompé chez libération.fr :
Mai 11, 2007, 10:33
Oxfam juge insuffisant l'engagement du G8 contre la pauvreté
Salut.
Dans notre petite bulle, dans notre petit monde occidental égocentrique. Et on en oublie tous ceux qui n'en font pas partie. Mais parfois ces malotrus ont l'indécences de tenter de s'incruster dans notre narcisse, on appelle ça l'immigration clandestine, et là, on se dit oh les pauvres, c'est triste, il faudrait faire quelque chose, et puis on retourne à nos activités, on n'y pense plus. C'est comme cela que nous fonctionnons je crois, et nos politiciens aussi. Donc une piqure de rappel, pour redire encore une fois que la pauvreté d'une partie du monde fait partie intégrante de l'économie globale, que la richesse des uns est basée sur la pauvreté des autres, et que la lutte contre l'immigration, la préservation de notre prison dorée (que je n'ai pas envie de quitter pour autant) doit être avant une lutte contre la pauvreté, une lutte contre les inégalité planétaire. Politiciens Arrétez un peu ce cynisme inconscient -?- qui consiste à s'émouvoir lors de la médiatisation d'une tragédie et puis à évacuer la misère de cet espace médiatique à coup de promesse -non tenue.
Un article du monde.fr la-dessus :
10.05.07 | 08h58 (Suite)
Mai 11, 2007, 10:10
L'eau en bouteille, une menace pour l'environnement
Salut.
C'est évident, mlais parfois ça l'est tellement qu'on n'y fait pas attention. Alors un geste écologique, simple, pas chère (tu gagnes même des sous), et pas mauvais pour la santé (cf l'article en question) : boire de l'eau du robinet...
Article pompé au monde.fr
11.05.07 | 08h50
Mai 10, 2007, 10:42
Profil de l'électorat
Salut, un petit tableau interessant publié par poly-tics. Assez significatif.
|
Tranche d'âge |
Ségolène |
Sarkozy |
|
18-24 ans |
58% |
42% |
|
25-34 ans |
43% |
57% |
|
35-44 ans |
50% |
50% |
|
45-59 ans |
55% |
45% |
|
60-69 ans |
39% |
61% |
|
70 ans et plus |
32% |
68% |
|
|
|
|
|
sexe |
Ségolène |
Sarkozy |
|
hommes |
46% |
54% |
|
femmes |
48% |
52% |
|
|
|
|
|
situation géographique |
Ségolène |
Sarkozy |
|
milieux rural |
43% |
57% |
|
villes de 20.000 à 100.000 habts |
44% |
56% |
|
villes de plus de 100.000 habts |
50% |
50% |
|
l'agglomération parisienne |
50% |
50% |
|
|
|
|
|
professions |
Ségolène |
Sarkozy |
|
artisans et commerçants |
18% |
82% |
|
agriculteurs |
33% |
67% |
|
prof libérales et cadres sup |
48% |
52% |
|
professions intermédiaires |
51% |
49% |
|
employés |
51% |
49% |
|
ouvriers |
54% |
46% |
|
|
|
|
|
revenu |
Ségolène |
Sarkozy |
|
foyer à revenu élevé |
43% |
57% |
|
foyer à revenus modestes |
56% |
44% |
Mai 09, 2007, 08:16
Cher toi qui as voté pour Sarko
Tu as voté pour le bon cheval, celui qui a gagné. Sauf que c'est de la France qu'il s'agit, et de son président, son représentant.
L'heure n'est pas à critiquer ton choix, c'est fait, pas de retour en arrière possible.
Mais j'aimerai comprendre, j'aimerai saisir.
Peut être es tu un riche entrepreneur, un rentier au grand patrimoine ou autre du même acabit. Peut être es tu sans envie de partager ta richesse, peut être ne veux tu pas être solidaire. Peut être ne veux tu pas partager ce que tu as gagner sur le dos d'autres avec ces autres justement. Peut être ne te sens tu pas concerné quand on parle de misère, qu'elle soit culturelle, sociale, finanacière. Peut être n'aimes tu que toi et quelques individus triés sur le volet.
Dans ce cas, ton choix fut le bon car c'est pour ces gens là que Sarko travaillera.
Mais la plupart des Français ne sont ni riches, ni méchants, ni profiteurs. Or c'est la majorité qui a élu Sarko président. Donc il y a peu de chance que tu fasses partie de cette frange de tout en haut de la société. Alors pourquoi ?
Pourquoi as tu voté pour un gars qui veut que tu te tues au boulot, que tu t'endettes, que tu haisses ton voisin, ton collègue, ton semblable ? Pourquoi as tu voté pour un gars qui veut une France au service de quelques uns dont tu ne fais pas parti ? Pourquoi as tu voté pour un gars qui croit que la misère est génétique ? Pourquoi as tu voté pour un gars qui croit que « la répression est la meilleure des préventions » ? Pourquoi as tu voté pour un gars qui confond l'entraide et l'assistanat ? Pourquoi as tu voté pour une société cloisonnée, faite de ghettos pour riche, de ghettos pour pauvre, une société intolérante, individuelle, ou tout est payant, éducation, santé, culture y compris ? Une société ou ta place et la mienne sont déjà choisi : tout en bas ?
Amicalement,
Nico (pas Sarko)
Mai 04, 2007, 10:52
L'UMP travaille à la scission de l'UDF
Salut. Non pas de magouille, pas de tractation en sous main, il l'a juré Sarko, lui ne s'interesse qu'aux français, et pas aux partis, aux états majors....
article pompé chez libération
(Suite)Mai 04, 2007, 10:37
Sarkozy attaque l'euro et nous ment
Une preuve encore, s'il y en fallait encore, que Sarko est un menteur...
Article pompé chez libération
(Suite)Mai 03, 2007, 18:49
La transcription exhaustive du débat
Salut. Pour ceux qui sont tellement fan qu'ils veulent s'en remettre une gorgée, pour ceux qui ont des doutes sur des passages, pour ceux qui n'ont pas eu l'envie ou la possibilité de regarder ce trucmuche débat, voici, mise en ligne par libération, merci à eux, la transcription intégrale :
Par Littera StenotypieMai 03, 2007, 14:07
Ppda est il impartial ?
Salut.
Donc comme beaucoup, j'ai maté le débat présidentiel.
J'ai fait mon petit commentaire, et je n'ai rien de spéciale à ajouter sur les protagonistes qui ne soit déjà en ligne dans les grands journaux. Par contre c'est sur PPda que je m'interroge. Quelqu'un a t il en tête la petit réflexion sur la gauche qu'il a sorti ? Un truc du style "la gauche nous répète cela depuis 81 et rien n'avance", je ne sais plus à quel sujet il se référait. Ai je rêvé ? Je n'ai pas noter de pique similaire à l'égard de la droite et je n'ai vu aucun commentaire sur cette prise de position. Si quelqu'un a des infos je suis preneur...
Sarko ne passera pas...
Mai 03, 2007, 01:35
Le grand duel a enfin eu lieu...
Salut. Oui enfin, et en même tant merde. Car même si globalement Ségo a dominé Sarko, qu'il regardait sans cesse les journalistes, qu'elle l'a bien mouché sur plusieurs sujets, je reste sur ma fin. J'esperais un peu le truc qui renverse de façon certaine l'élection, la grosse boulette sarkozienne qui le ruine, la botte secrète de Ségo. Donc satifait, car Ségo affirme une réelle envegure, ce qui contredira cet antienne "elle est pas capable d'assumer un rôle de président", mais j'aurais bien aimer quand même un gros caca sarkozien. Et Ppda, un petit penchant pour Sarko, vous trouvez pas ?
Sarko ne passera pas
Avril 30, 2007, 12:16
Nicolas Sarkozy chez wiki
Nicolas Sarkozy Écouter avec le navigateur (nom usuel de Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa[1]), né le 28 janvier 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris, est un homme politique français. Il est président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), président du conseil général des Hauts-de-Seine, et candidat à l'élection présidentielle française de 2007[2], soutenu officiellement par l'UMP. Il participe actuellement face à Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle.
Biographie
Origine et enfance
Il est le fils d'un immigré hongrois, Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybocsai Sárközy Pál[3]) né à Budapest, en 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise[4]. Les armoiries de famille sont « un loup orné d’un cimeterre ». À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et contrainte à l'exil. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, qu'il épouse. Cette dernière, fille d'un médecin du XVIIe arrondissement de Paris, juif séfarade de Salonique converti au catholicisme, est alors étudiante en droit.
Nicolas Sarkozy naît en 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris; il est catholique baptisé. Il a deux frères : Guillaume, né en 1952, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2005) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remariera trois fois. De son deuxième mariage, il aura deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.
Études
Nicolas Sarkozy commence ses années de collège au lycée public Chaptal, il y redouble sa sixième, puis entre au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Il obtient le baccalauréat B en 1973 et la famille s’installe à Neuilly. Après des études à l’université Paris X, il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : il obtient une maîtrise de droit privé en 1978. Il finance ses études en étant, entre autres, livreur pour un fleuriste de la ville[5]. Toujours en 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d’entrer à l’Institut d'études politiques de Paris. Il n'obtiendra pas le diplôme de fin d’études à cause de notes éliminatoires en anglais[5]. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 27 avril 1969.
En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste,
il se résout au dernier moment à passer le certificat d'aptitude à la
profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.
Carrière d'avocat
Il est embauché par l'avocat Guy Danet puis devient l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet comprenant onze avocats et spécialisé dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de l'activité d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il n'exerce pas cette profession pendant ses périodes d'activité gouvernementale mais, détenant un tiers des parts du cabinet, il reçoit un dividende des profits du cabinet (241 000 euros en 2002).
Mariages et enfants
Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.
En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin, qu’elle quitte pour lui en 1989. Après un divorce en quatre mois, il l'épouse en octobre 1996. Il a pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Un fils, Louis, naît en 1997.
Formation politique
Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975 il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.
Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980[6].
En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernie. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur[7]. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.
Ministre du Budget
Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de 1993, il est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,90% des voix puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux. Il est le porte parole du gouvernement[8] et il commence alors à se faire connaître du grand public. En 1993, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, dont il est toujours maire, il négocie directement avec le preneur d’otages armé d'un pistolet d'alarme et d'explosifs, « Human Bomb », qui menaçait de tuer les enfants et de faire sauter l’école avant d'être abattu par les policiers d'élite du RAID.
Le soutien à Édouard Balladur
En 1995, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac pour la campagne présidentielle. À la suite de la victoire de Jacques Chirac, il n'obtient aucun poste ministériel dans le nouveau gouvernement d'Alain Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est sifflé.
Élections européennes de 1999
D'avril à octobre 1999, il devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-Démocratie Libérale aux élections européennes de 1999, et devient tête de liste conséquemment au départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Charles Pasqua (13,1%). Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Pendant cette période, il rejoint à nouveau le cabinet d'avocat dont il s'était mis en suspension et publie en 2001 un livre, Libre.
XIIe législature
La XIIe législature est une ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique (gouvernementale et de parti) que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et Neuilly sur Seine à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.
Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
- Article détaillé : Liste des ministres français de l'Intérieur.
En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.
Actions pour la sécurité routière
Il organise avec Gilles de Robien, ministre des transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes permettra une baisse du nombre de morts de 7272 à 4703 entre 2002 et 2006 (-34%).
Autres actions
Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.
Extension du fichage génétique (ADN)
Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003[9], complétée par la Loi Perben[10], le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissées au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies[11]. Cette loi a permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM et d'étudiants anti-CPE[12]. Les contrevenants risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et 1 an de prison.
Corse
Sa politique en Corse est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003.
Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum.
Lutte contre l'antisémitisme
Il mène une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son prix de la tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israëlite en France, saluera l'"extrême sévérité" dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites[13].
Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars à novembre 2004)
- Article détaillé : Liste des ministres français des Finances.
Il est nommé ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit[14] ; il annonce le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.
Au niveau industriel, il fait passer l'État de 50.4 à 41% du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi/Aventis face à Novartis. En immiscant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite Berlin[15]. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords sont cependant contestés lors de leur signature par les syndicats[16], puisque selon eux, ils auront pour conséquence la réduction des postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.
Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le Président français lance « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors de la convention des 28 et 29 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.
Bilan au Ministère de l'Économie
- Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76% de juin à novembre 2004, "reflètant visiblement l'accord de baisse de 2% des prix des grandes marques conclu en juin". [17]
- Exonération temporaires des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005[18].
- Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : « Il n’y aura donc pas de privatisation d’EDF ni de GDF[...] Voilà la réalité des choses, la réalité incontournable »[19]. Un an plus tard, le ministre de l'économie du premier gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
- Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.
Ministre de l’Intérieur (2005-2007)
Après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen (29 mai 2005), le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne (31 mai 2005) et Nicolas Sarkozy obtient le poste de ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, au second rang de préséance. Il cumule ainsi un poste ministériel régalien avec la présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve en même temps la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.
Au cours de l’une de ses interventions à propos de l’affaire Nelly Crémel, qui concerne l’assassinat d’une femme par deux repris de justice tout juste libérés, il demande à ce que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit puni, ce qui vaut un rappel à l’ordre de la part de Dominique de Villepin et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice.
À la suite plusieurs incendies dans des immeubles insalubres ayant causé la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, souvent voués à la destruction, soient évacués. Des associations de défense des « sans-papiers », dont l’association Droit au logement, ont protesté, contre cette mesure y voyant un prétexte à l’expulsion sans relogement de nombreux locataires ou squatteurs. Ainsi, en août 2006, le plus important squat de France, à Cachan, est évacué par la police. En avril 2007 les expulsés de Cachan étaient presque tous relogés.[20]
Dans son livre La République, les religions, l’espérance il parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels », expression commune à de nombreux groupes. Nicolas Sarkozy, après avoir rencontré, le 30 août 2005, l’acteur Tom Cruise, membre du mouvement, a expliqué ne pas avoir d’opinion arrêtée sur la scientologie. Mais dans son livre, à la page 136, Nicolas Sarkozy parle de la scientologie comme d’une secte : « Si on voulait essayer de trouver une définition de la religion par rapport aux sectes, je pense que l’un des critères les plus pertinents serait celui de la pérennité historique, car on doit convenir que l’authenticité du message spirituel est en quelque sorte légitimée par sa pérennité au travers des générations… Les témoins de Jéhovah, ce n’est pas tout à fait de la même nature en termes de pérennité séculaire, les raëliens encore moins, la scientologie pas davantage ».
Ses relations avec les habitants des "banlieues"
Les relations entre le ministre et une partie des jeunes de quartiers dits « sensibles » se tendent. Le 20 juin 2005, Nicolas Sarkozy en effectuant une visite dans une cité de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), au lendemain de l'homicide d'un enfant de 11 ans victime de balles perdues, déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 »[21]. Une dizaine de jours plus tard, lors d'une nouvelle visite à La Courneuve, il déclare également : « Le terme "nettoyer au Kärcher" est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela »[22]. Les mots « nettoyer » et « Kärcher » feront l'objet d'une vive polémique et sont à l'origine de la rupture avec le Ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag[23].
Le 26 octobre 2005, les journaux télévisés diffusent une séquence sur la visite de Nicolas Sarkozy, à 22 heures, dans un quartier défavorisé d'Argenteuil. La relation avec la population est décrite comme houleuse (avec notamment des jets de pierre) et les images le montrent disant « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser[24] ». L'usage du mot « racaille » par le ministre sera à l'origine d'une importante polémique dans la presse et suscitera l'hostilité de certains jeunes issus de quartiers « sensibles ».[25]
L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérement employé une expression choquante pour occuper l'espace médiatique.[26] Les jeunes des quartiers à problêmes craignent d'être utilisés comme figures pour effrayer et permettre à Nicolas de mener sa politique sur la sécurité. [27]
L'émission Arrêt sur images du 6 novembre 2005 revient sur la façon dont cette visite a été présentée[28],
et révèlera d'une part que l'accueil de Nicolas Sarkozy s'est déroulé
paisiblement et dans le dialogue avec la population et d'autre part
qu'il n'avait en fait pas utilisé le mot « racaille » spontanément mais
pour répondre à une habitante lui demandant « Quand nous
débarrassez-vous de cette racaille ? ». Selon Françoise Laborde, présentatrice du journal de
