Octobre 24, 2007, 23:32

Salut ! Une petite pensée pour les pauvres députés

Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417120 euros = 60 mois x 6952 euros.
C'est l'indemnité chômage des députés!
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement :
soit 1390 euros par mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impots qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative.
L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a été révélée par "Le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.
Avant de quiter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour (selon info sur site Assemblée nationale) de 5178 euros, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417180 euros sur 5 ans ! Sans parler ce ce qu'il leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.
Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction".
Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire(indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1390,58 euros
Soit brut mensuel 6952, 91 euros .
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
Soit net mensuel 5 177, 66 euros.
Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !
Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale"... bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.
Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.
Si vous êtes scandalisé et refusez d'être pris pour un con, diffusez au moins ce message!
Sinon contentez-vous de payer !
Vive la République ! Vive la France !

Mai 14, 2007, 04:01

Sarko rêve de la France coloniale

Salut. Un papier super interessant sur les propos -passés inaperçus- de Sarko qui, lors d'un meeting à Toulon le 7 février 2007, faisait tranquillement l'apologie de la colonisation de la méditerranée.

Je ne resiste pas à citer les propos de Sarko, impréssionnants :

« Le rêve européen a besoin du rêve méditerranée. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation. »

« Faire une politique de civilisation comme le voulaient les philosophes des Lumières, comme essayaient de le faire les Républicains du temps de Jules Ferry. Faire une politique de civilisation pour répondre à la crise d’identité, à la crise morale, au désarroi face à la mondialisation. Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout fût toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où ne rien fut jamais médiocre, où même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l’art et de la pensée, où le génie humain s’éleva si haut qu’il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie. La source n’est pas tarie. Il suffit d’unir nos forces et tout recommencera. »

Donc dans à suivre, l'article parut sur un blog du jdd, Mohamer Chelhab (ce n'est pas parce que j'ai copié collé le post que vous ne pouvez pas y faire un tour) :

 (Suite)

Mai 14, 2007, 03:37

Le JDD a renoncé à publier un article sur Cécilia Sarkozy

Salut.

Alors censure ou pas ? Pour l'instant, des démentis, de l'entourage de Sarko et du journal du dimanche. En fait on semble plutôt être face à un cas d'autocensure. C'est quoi la différence : l'autocensure, c'est qu'en tu te censure toi-même avant même que les instances censurantes ne s'ocupent de ton cas, bref c'est qu'en tu as bien appris ta leçon . Est ce que le JDD téléphone à l'interessé pour avoir son accord dès qu'il prévoit de publier un article ? Non. C'est donc déjà une preuve d'un rapport ambigu. Et de toute façon dans un cas pareil il est clair qu'aucune personne concernée n'a interet a confirmer les soupçon de censure, et personne ne le fera. Mais comme je l'ai dit l'auto-censure est avérée, et c'est déjà une mauvaise nouvelle..

Dans à suivre un article du monde.fr sur le sujet, suivi de l'édito explicatif du directeur de la rédaction du jdd :

 (Suite)

Mai 11, 2007, 10:53

L'IGS saisie d'une bavure présumée, en marge d'une manifestation anti-Sarkozy à Paris

Salut.

La police stresse, un peu sur les nerfs, et voilà, une bavure. Le début de l'ère sarkozienne ...

article pompé au monde.fr :

LEMONDE.FR avec AFP | 11.05.07 | 08h31 • Mis à jour le 11.05.07 | 08h43 (Suite)

Mai 11, 2007, 10:50

Intro, préambule, présentation, préface, blabla

Salut à toi vagabond du virtuel

Bon, c'est un blog, juste un blog, encore un blog. Ce n'est que mon point de vue, apparement ce n'est pas ce que pense la majorité. Mais ne pas laisser tranquillement se déliter nos exigences dans l'ambiance nauséabonde qui s'annonce.

Je donne pas mal de mon temps à tenir ce blog, alors toi qui passes par là, dans ce petit recoin du net, au détour de ta route, laisses donc un petit message, exprimez vous!

Salut à tous,

et vive la liberté


Ce site Internet a été labellisé ANTISARKO

Merci à l'équipe de blog-libre pour l'hébergement.

Petit rappel historique (Par Nancy Dolhem)

Leur engagement est devenu mythique. Au sein des Brigades internationales, ils sont venus de 50 pays aider la République pendant la guerre d’Espagne (1936-1939). On estime leur nombre à 35 000, presque tous communistes. Grâce à leur héroïsme, Madrid n’est pas tombé aux mains de Franco dès 1937. Ils avaient promis : « ¡ No pasarán ! » (ils ne passeront pas !). Et ils tinrent parole, au prix du sacrifice de milliers des leurs.

En janvier 1939, 5 000 d’entre eux couvrirent la retraite des 300 000 civils et soldats républicains qui traversaient les Pyrénées à pied, dans le froid et la neige. Originaires de pays fascistes - Allemagne, Italie, Hongrie, Roumanie, Pologne, Yougoslavie -, ils ne pouvaient regagner leur patrie. Et reprendront les armes dès 1940 pour constituer les premiers maquis de la Résistance française... [...]

article piqué au monde diplomatique, juin 2003 (merci)


Mai 11, 2007, 10:47

Angleterre : La pauvreté baisse, pas les inégalités (et en France aussi)

Salut.

Un rappel qui vaut pour quasiment tous les pays. C'est à dire que l'enrichissement global ne corespond pas forcément à l'amélioration des niveaux de vie pour l'ensemble de la population.

Article pompé chez libération.fr :

Par Sabine LIMAT, Sonya FAURE
QUOTIDIEN : vendredi 11 mai 2007
 (Suite)

Mai 11, 2007, 10:33

Oxfam juge insuffisant l'engagement du G8 contre la pauvreté

Salut.

Dans notre petite bulle, dans notre petit monde occidental égocentrique. Et on en oublie tous ceux qui n'en font pas partie. Mais parfois ces malotrus ont l'indécences de tenter de s'incruster dans notre narcisse, on appelle ça l'immigration clandestine, et là, on se dit oh les pauvres, c'est triste, il faudrait faire quelque chose, et puis on retourne à nos activités, on n'y pense plus. C'est comme cela que nous fonctionnons je crois, et nos politiciens aussi. Donc une piqure de rappel, pour redire encore une fois que la pauvreté d'une partie du monde fait partie intégrante de l'économie globale, que la richesse des uns est basée sur la pauvreté des autres, et que la lutte contre l'immigration, la préservation de notre prison dorée (que je n'ai pas envie de quitter pour autant) doit être avant une lutte contre la pauvreté, une lutte contre les inégalité planétaire. Politiciens Arrétez un peu ce cynisme inconscient -?- qui consiste à s'émouvoir lors de la médiatisation d'une tragédie et puis à évacuer la misère de cet espace médiatique à coup de promesse -non tenue.

Un article du monde.fr la-dessus :

10.05.07 | 08h58 (Suite)

Mai 11, 2007, 10:10

L'eau en bouteille, une menace pour l'environnement

Salut.

C'est évident, mlais parfois ça l'est tellement qu'on n'y fait pas attention. Alors un geste écologique, simple, pas chère (tu gagnes même des sous), et pas mauvais pour la santé (cf l'article en question) : boire de l'eau du robinet...

Article pompé au monde.fr

11.05.07 | 08h50

Par Deborah Zabarenko (Suite)

Mai 10, 2007, 10:42

Profil de l'électorat

Salut, un petit tableau interessant publié par poly-tics. Assez significatif.

Tranche d'âge

Ségolène

Sarkozy

18-24 ans

58%

42%

25-34 ans

43%

57%

35-44 ans

50%

50%

45-59 ans

55%

45%

60-69 ans

39%

61%

70 ans et plus

32%

68%

sexe

Ségolène

Sarkozy

hommes

46%

54%

femmes

48%

52%

situation géographique

Ségolène

Sarkozy

milieux rural

43%

57%

villes de 20.000 à 100.000 habts

44%

56%

villes de plus de 100.000 habts

50%

50%

l'agglomération parisienne

50%

50%

professions

Ségolène

Sarkozy

artisans et commerçants

18%

82%

agriculteurs

33%

67%

prof libérales et cadres sup

48%

52%

professions intermédiaires

51%

49%

employés

51%

49%

ouvriers

54%

46%

revenu

Ségolène

Sarkozy

foyer à revenu élevé

43%

57%

foyer à revenus modestes

56%

44%

rce Ipsos 6 mai 07

Mai 09, 2007, 08:16

Cher toi qui as voté pour Sarko

Tu as voté pour le bon cheval, celui qui a gagné. Sauf que c'est de la France qu'il s'agit, et de son président, son représentant.

L'heure n'est pas à critiquer ton choix, c'est fait, pas de retour en arrière possible.

Mais j'aimerai comprendre, j'aimerai saisir.

Peut être es tu un riche entrepreneur, un rentier au grand patrimoine ou autre du même acabit. Peut être es tu sans envie de partager ta richesse, peut être ne veux tu pas être solidaire. Peut être ne veux tu pas partager ce que tu as gagner sur le dos d'autres avec ces autres justement. Peut être ne te sens tu pas concerné quand on parle de misère, qu'elle soit culturelle, sociale, finanacière. Peut être n'aimes tu que toi et quelques individus triés sur le volet.

Dans ce cas, ton choix fut le bon car c'est pour ces gens là que Sarko travaillera.

Mais la plupart des Français ne sont ni riches, ni méchants, ni profiteurs. Or c'est la majorité qui a élu Sarko président. Donc il y a peu de chance que tu fasses partie de cette frange de tout en haut de la société. Alors pourquoi ?

Pourquoi as tu voté pour un gars qui veut que tu te tues au boulot, que tu t'endettes, que tu haisses ton voisin, ton collègue, ton semblable ? Pourquoi as tu voté pour un gars qui veut une France au service de quelques uns dont tu ne fais pas parti ? Pourquoi as tu voté pour un gars qui croit que la misère est génétique ? Pourquoi as tu voté pour un gars qui croit que « la répression est la meilleure des préventions » ? Pourquoi as tu voté pour un gars qui confond l'entraide et l'assistanat ? Pourquoi as tu voté pour une société cloisonnée, faite de ghettos pour riche, de ghettos pour pauvre, une société intolérante, individuelle, ou tout est payant, éducation, santé, culture y compris ? Une société ou ta place et la mienne sont déjà choisi : tout en bas ?

Amicalement,

Nico (pas Sarko)


Mai 04, 2007, 10:52

L'UMP travaille à la scission de l'UDF

Salut. Non pas de magouille, pas de tractation en sous main, il l'a juré Sarko, lui ne s'interesse qu'aux français, et pas aux partis, aux états majors....

article pompé chez libération

 (Suite)

Mai 04, 2007, 10:37

Sarkozy attaque l'euro et nous ment

Une preuve encore, s'il y en fallait encore, que Sarko est un menteur...

Article pompé chez libération

 (Suite)

Mai 03, 2007, 18:49

La transcription exhaustive du débat

Salut. Pour ceux qui sont tellement fan qu'ils veulent s'en remettre une gorgée, pour ceux qui ont des doutes sur des passages, pour ceux qui n'ont pas eu l'envie ou la possibilité de regarder ce trucmuche débat, voici, mise en ligne par libération, merci à eux, la transcription intégrale :

Par Littera Stenotypie
LIBERATION.FR : mercredi 2 mai 2007
 (Suite)

Mai 03, 2007, 14:07

Ppda est il impartial ?

Salut.

Donc comme beaucoup, j'ai maté le débat présidentiel.

J'ai fait mon petit commentaire, et je n'ai rien de spéciale à ajouter sur les protagonistes qui ne soit déjà en ligne dans les grands journaux. Par contre c'est sur PPda que je m'interroge. Quelqu'un a t il en tête la petit réflexion sur la gauche qu'il a sorti ? Un truc du style "la gauche nous répète cela depuis 81 et rien n'avance", je ne sais plus à quel sujet il se référait. Ai je rêvé ? Je n'ai pas noter de pique similaire à l'égard de la droite et je n'ai vu aucun commentaire sur cette prise de position. Si quelqu'un a des infos je suis preneur...

Sarko ne passera pas...


Mai 03, 2007, 01:35

Le grand duel a enfin eu lieu...

Salut. Oui enfin, et en même tant merde. Car même si globalement Ségo a dominé Sarko, qu'il regardait sans cesse les journalistes, qu'elle l'a bien mouché sur plusieurs sujets, je reste sur ma fin. J'esperais un peu le truc qui renverse de façon certaine l'élection, la grosse boulette sarkozienne qui le ruine, la botte secrète de Ségo. Donc satifait, car Ségo affirme une réelle envegure, ce qui contredira cet antienne "elle est pas capable d'assumer un rôle de président", mais j'aurais bien aimer quand même un gros caca sarkozien. Et Ppda, un petit penchant pour Sarko, vous trouvez pas ?

Sarko ne passera pas



Avril 30, 2007, 12:16

Nicolas Sarkozy chez wiki

Nicolas Sarkozy Écouter avec le navigateur (nom usuel de Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa[1]), né le 28 janvier 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris, est un homme politique français. Il est président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), président du conseil général des Hauts-de-Seine, et candidat à l'élection présidentielle française de 2007[2], soutenu officiellement par l'UMP. Il participe actuellement face à Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Sommaire

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Biographie

Origine et enfance

Il est le fils d'un immigré hongrois, Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybocsai Sárközy Pál[3]) né à Budapest, en 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise[4]. Les armoiries de famille sont « un loup orné d’un cimeterre ». À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et contrainte à l'exil. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, qu'il épouse. Cette dernière, fille d'un médecin du XVIIe arrondissement de Paris, juif séfarade de Salonique converti au catholicisme, est alors étudiante en droit.

Nicolas Sarkozy naît en 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris; il est catholique baptisé. Il a deux frères : Guillaume, né en 1952, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2005) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remariera trois fois. De son deuxième mariage, il aura deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.

Études

Nicolas Sarkozy commence ses années de collège au lycée public Chaptal, il y redouble sa sixième, puis entre au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Il obtient le baccalauréat B en 1973 et la famille s’installe à Neuilly. Après des études à l’université Paris X, il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : il obtient une maîtrise de droit privé en 1978. Il finance ses études en étant, entre autres, livreur pour un fleuriste de la ville[5]. Toujours en 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d’entrer à l’Institut d'études politiques de Paris. Il n'obtiendra pas le diplôme de fin d’études à cause de notes éliminatoires en anglais[5]. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 27 avril 1969.
En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.

Carrière d'avocat

Il est embauché par l'avocat Guy Danet puis devient l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet comprenant onze avocats et spécialisé dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de l'activité d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il n'exerce pas cette profession pendant ses périodes d'activité gouvernementale mais, détenant un tiers des parts du cabinet, il reçoit un dividende des profits du cabinet (241 000 euros en 2002).

Mariages et enfants

Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin, qu’elle quitte pour lui en 1989. Après un divorce en quatre mois, il l'épouse en octobre 1996. Il a pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Un fils, Louis, naît en 1997.

Formation politique

Nicolas sarkozy, lors de la campagne électorale en avril 2007
Nicolas sarkozy, lors de la campagne électorale en avril 2007

Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975 il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980[6].

En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernie. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur[7]. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.

Ministre du Budget

Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de 1993, il est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,90% des voix puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux. Il est le porte parole du gouvernement[8] et il commence alors à se faire connaître du grand public. En 1993, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, dont il est toujours maire, il négocie directement avec le preneur d’otages armé d'un pistolet d'alarme et d'explosifs, « Human Bomb », qui menaçait de tuer les enfants et de faire sauter l’école avant d'être abattu par les policiers d'élite du RAID.

Le soutien à Édouard Balladur

En 1995, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac pour la campagne présidentielle. À la suite de la victoire de Jacques Chirac, il n'obtient aucun poste ministériel dans le nouveau gouvernement d'Alain Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est sifflé.

Élections européennes de 1999

D'avril à octobre 1999, il devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-Démocratie Libérale aux élections européennes de 1999, et devient tête de liste conséquemment au départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Charles Pasqua (13,1%). Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Pendant cette période, il rejoint à nouveau le cabinet d'avocat dont il s'était mis en suspension et publie en 2001 un livre, Libre.

XIIe législature

La XIIe législature est une ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique (gouvernementale et de parti) que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et Neuilly sur Seine à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.

Ministre de l'Intérieur (2002-2004)

En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.

Actions pour la sécurité routière

Il organise avec Gilles de Robien, ministre des transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes permettra une baisse du nombre de morts de 7272 à 4703 entre 2002 et 2006 (-34%).

Autres actions

Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

Extension du fichage génétique (ADN)

Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003[9], complétée par la Loi Perben[10], le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissées au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies[11]. Cette loi a permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM et d'étudiants anti-CPE[12]. Les contrevenants risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et 1 an de prison.

Corse

Sa politique en Corse est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003.

Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum.

Lutte contre l'antisémitisme

Il mène une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son prix de la tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israëlite en France, saluera l'"extrême sévérité" dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites[13].

Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars à novembre 2004)

Nicolas Sarkozy au congrès de l'UMP en 2004
Nicolas Sarkozy au congrès de l'UMP en 2004

Il est nommé ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit[14] ; il annonce le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.

Au niveau industriel, il fait passer l'État de 50.4 à 41% du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi/Aventis face à Novartis. En immiscant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite Berlin[15]. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords sont cependant contestés lors de leur signature par les syndicats[16], puisque selon eux, ils auront pour conséquence la réduction des postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le Président français lance « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors de la convention des 28 et 29 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.

Bilan au Ministère de l'Économie
  • Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76% de juin à novembre 2004, "reflètant visiblement l'accord de baisse de 2% des prix des grandes marques conclu en juin". [17]
  • Exonération temporaires des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005[18].
  • Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : « Il n’y aura donc pas de privatisation d’EDF ni de GDF[...] Voilà la réalité des choses, la réalité incontournable »[19]. Un an plus tard, le ministre de l'économie du premier gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
  • Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.

Ministre de l’Intérieur (2005-2007)

Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 (copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon)
Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 (copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon)

Après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen (29 mai 2005), le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne (31 mai 2005) et Nicolas Sarkozy obtient le poste de ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, au second rang de préséance. Il cumule ainsi un poste ministériel régalien avec la présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve en même temps la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

Au cours de l’une de ses interventions à propos de l’affaire Nelly Crémel, qui concerne l’assassinat d’une femme par deux repris de justice tout juste libérés, il demande à ce que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit puni, ce qui vaut un rappel à l’ordre de la part de Dominique de Villepin et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice.

À la suite plusieurs incendies dans des immeubles insalubres ayant causé la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, souvent voués à la destruction, soient évacués. Des associations de défense des « sans-papiers », dont l’association Droit au logement, ont protesté, contre cette mesure y voyant un prétexte à l’expulsion sans relogement de nombreux locataires ou squatteurs. Ainsi, en août 2006, le plus important squat de France, à Cachan, est évacué par la police. En avril 2007 les expulsés de Cachan étaient presque tous relogés.[20]

Dans son livre La République, les religions, l’espérance il parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels », expression commune à de nombreux groupes. Nicolas Sarkozy, après avoir rencontré, le 30 août 2005, l’acteur Tom Cruise, membre du mouvement, a expliqué ne pas avoir d’opinion arrêtée sur la scientologie. Mais dans son livre, à la page 136, Nicolas Sarkozy parle de la scientologie comme d’une secte : « Si on voulait essayer de trouver une définition de la religion par rapport aux sectes, je pense que l’un des critères les plus pertinents serait celui de la pérennité historique, car on doit convenir que l’authenticité du message spirituel est en quelque sorte légitimée par sa pérennité au travers des générations… Les témoins de Jéhovah, ce n’est pas tout à fait de la même nature en termes de pérennité séculaire, les raëliens encore moins, la scientologie pas davantage ».

Ses relations avec les habitants des "banlieues"

Les relations entre le ministre et une partie des jeunes de quartiers dits « sensibles » se tendent. Le 20 juin 2005, Nicolas Sarkozy en effectuant une visite dans une cité de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), au lendemain de l'homicide d'un enfant de 11 ans victime de balles perdues, déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 »[21]. Une dizaine de jours plus tard, lors d'une nouvelle visite à La Courneuve, il déclare également : « Le terme "nettoyer au Kärcher" est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela »[22]. Les mots « nettoyer » et « Kärcher » feront l'objet d'une vive polémique et sont à l'origine de la rupture avec le Ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag[23].

Le 26 octobre 2005, les journaux télévisés diffusent une séquence sur la visite de Nicolas Sarkozy, à 22 heures, dans un quartier défavorisé d'Argenteuil. La relation avec la population est décrite comme houleuse (avec notamment des jets de pierre) et les images le montrent disant « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser[24] ». L'usage du mot « racaille » par le ministre sera à l'origine d'une importante polémique dans la presse et suscitera l'hostilité de certains jeunes issus de quartiers « sensibles ».[25]

L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérement employé une expression choquante pour occuper l'espace médiatique.[26] Les jeunes des quartiers à problêmes craignent d'être utilisés comme figures pour effrayer et permettre à Nicolas de mener sa politique sur la sécurité. [27]

L'émission Arrêt sur images du 6 novembre 2005 revient sur la façon dont cette visite a été présentée[28], et révèlera d'une part que l'accueil de Nicolas Sarkozy s'est déroulé paisiblement et dans le dialogue avec la population et d'autre part qu'il n'avait en fait pas utilisé le mot « racaille » spontanément mais pour répondre à une habitante lui demandant « Quand nous débarrassez-vous de cette racaille ? ». Selon Françoise Laborde, présentatrice du journal de

Avril 30, 2007, 08:34

«M. Sarkozy réveille le racisme latent des gens», Lilian Thuram dénonce la tendance extrème droite de Sarko

Pour le footballeur Lilian Thuram, il faut «tout faire pour que les gens vivent ensemble» :
«M. Sarkozy réveille le racisme latent des gens»
Par Chérif GHEMMOUR
Libération : lundi 30 avril 2007
A Barcelone
Footballeur engagé, Lilian Thuram explique les raisons pour lesquelles il s'oppose, sur toute une série de thèmes, aux propositions de Nicolas Sarkozy, et donne sa vision de la société française. Entretien.
Que pensez-vous des résultats du premier tour ?
On pourrait dire qu'il y a un recul du FN mais c'est Sarkozy qui a récupéré les voix de Le Pen. Les discours du FN s'est banalisé dans la société. Les mots de Le Pen n'ont jamais été aussi présents et, ce qui est dramatique, c'est que ses idées sont portées par un homme issu d'un grand groupe politique, l'UMP. Je trouve ça triste. Moi, ma priorité, c'est de tout faire pour que les gens vivent ensemble, se respectent et qu'on ne cherche pas des boucs émissaires. Or, c'est ce que font les discours de Le Pen, Villiers et, dernièrement, de Sarkozy. Je me dis donc que ma vision de la société n'était pas celle de pas mal de Français puisque Sarkozy est arrivé en tête.
Le curseur du débat politique s'est donc déplacé vers la droite, voire l'extrême droite ?
Complètement ! Malheureusement, il y a eu un tournant après le 11 septembre 2001. Nous sommes entrés dans un cycle de peurs, de méfiance. Ce qui s'était passé dans les banlieues a joué énormément dans l'imaginaire collectif. Quand il y a des manifestations de cet ordre, il y a toujours une montée du racisme. Nous traversons une véritable crise de la citoyenneté. On parle d'une crise de l'intégration. Mais à qui la faute ? Il y a des revendications d'histoire ou de mémoire vis-à-vis de la colonisation, de l'esclavage ou de, tout simplement, trouver sa place dans la société, qui prouvent bien que ces citoyens veulent participer à la France. Mais ils ne se reconnaissent pas dans cette France-là. Il est dommage que des politiques jouent sur ce malaise en stigmatisant les populations des banlieues. Il y a des termes précis qui servent à «délimiter», à séparer ces populations, comme «Français de souche», «minorités», «Français de deuxième ou troisième génération»... Cela illustre cette difficulté à accepter l'autre avant de le considérer comme Français à part entière...
Mais c'est le peuple français, ou du moins une bonne partie, qui éprouve de réelles difficultés à faire de la place à ces «autres» Français...
Il y a un poids énorme de l'histoire. L'esclavage a éduqué les gens dans le sens que l'homme blanc était supérieur à tous les autres et que l'homme noir était le plus bas dans l'échelle. Il y eut ensuite la colonisation avec la prétendue mission de l'homme blanc à civiliser les «sauvages»... Aujourd'hui, en France, l'inconscient collectif est comme ça : l'autre est différent et inférieur. Comment expliquer aux gens qu'on peut être Français en étant tous égaux? En France, les gens se disent plus facilement racistes qu'avant. Ils devraient avoir peur de ce sentiment : si vous êtes plus racistes, l'autre le sera également.
Lequel des deux candidats se rapproche le plus de votre «projet de vie» ?
Il est évident que M. Sarkozy ne s'attache pas au «vivre ensemble». Refuser de faire le travail de mémoire, c'est refuser d'avancer. Il faut relire le passé pour préparer l'avenir. Il est prêt à beaucoup pour devenir Président. Il dit ce que les gens veulent entendre... Il réveille le racisme latent des gens, je le lui ai dit et je suis prêt à le lui redire. On me dit parfois que j'exagère, mais regardez l'évolution de son discours depuis 2005, au moment où je l'ai rencontré : il a affirmé vouloir récupérer les voix du FN. Pour y parvenir, il y a deux moyens : soit en disant aux gens du FN, ce que vous pensez des immigrés est faux ; soit en allant dans le sens des idées de Le Pen... Les «moutons égorgés dans la baignoire», «le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale» , l'immigration «choisie» et non plus «subie», etc., tout cela pointe du doigt une certaine population.
Et Ségolène Royal ?
Elle a pris le risque de répéter qu'elle voulait une France métissée. C'est un risque car je ne pense pas que la majorité des Français soit prête à entendre une telle idée... Dans son discours sur les immigrés, rien ne m'a choqué. Si demain, elle dit quelque chose de dangereux pour le «vivre ensemble», je lui dirai la même chose qu'à M. Sarkozy ! Ce n'est pas parce que je dénonce certains discours de M. Sarkozy que je suis avec Mme Ségolène Royal. Quand je l'ai rencontrée, je lui ai parlé des jeunes de banlieues qu'on stigmatise et auxquels on demande toujours de prouver qu'ils aiment la France... Des gages de citoyenneté, toujours !
Auriez-vous souhaité que des sportifs français s'impliquent plus dans cette campagne ?
Par rapport à la stigmatisation des immigrés et des jeunes de banlieue, je regrette qu'il n'y ait pas eu plus d'implication, oui. Parce que la plupart de nous avons eu un parcours assez similaire : on vient des couches de la société dites «défavorisées» et on a donc un peu tous la même sensibilité. Le jour où chacun de nous comprendra qu'on a le pouvoir de faire changer les choses...
Beaucoup de gens pensent qu'un Noir ou un Arabe, c'est une victime de la société, qui doit forcément voter à gauche... N'est ce pas une forme de racisme que de considérer des gens selon un code prédéfini ?
Bien sûr ! On peut être noir et voter Le Pen, Sarkozy ou à gauche... Pour ma part, évidemment, c'est beaucoup plus difficile de ne pas être sensible à certaines choses plus dérangeantes. Un Noir sera normalement beaucoup plus sensible à des discours racistes parce que lui, il l'a subi dans son histoire. Ce n'est pas toujours le cas. Tenez, en Guadeloupe, beaucoup de gens ont voté Sarkozy, qui refuse de se pencher sur la mémoire du pays. Or ces Guadeloupéens sont descendants d'individus ayant subi les horreurs de l'esclavage... Ces gens auraient dû se montrer plus attentifs et plus sensibles, éprouver une «réserve morale». Mais les gens ne sont pas toujours vigilants...
Que pensez-vous de la «discrimination positive» que défend Sarkozy ?
J'ai déjà pris l'exemple des huit Blancs qui attendent un bus, un neuvième arrive pour monter mais il ne peut pas parce que le quota de Blancs est atteint et que seuls des Noirs, ou autres, peuvent embarquer... Ce n'est pas ma façon de voir les réalités. Je crois même que ce genre de politique peut générer des conflits. Il faut mettre en place un système incitatif, avant tout, sur le plan éducatif : faire comprendre aux décisionnaires pourquoi il leur faut de la diversité dans les entreprises. Aujourd'hui, il est devenu beaucoup plus difficile de réussir à l'école. La ghettoïsation de l'école m'inquiète. L'expérience d'ouverture de Sciences Po aux étudiants des quartiers défavorisés est très intéressante.
La France ne se ment-elle pas à elle-même en tardant à offrir à ses «minorités visibles» la place qu'elles sont en droit d'attendre ?
En tout cas, la France n'arrive pas à se regarder telle qu'en elle-même... Je voyage beaucoup à l'étranger et le reproche récurrent qu'on fait aux Français, c'est d'être prétentieux. Notre pays vit dans le souvenir de la «Grande France». Cela veut dire qu'on n'a pas réalisé que cette grandeur reposait sur des massacres, sur la négation de l'autre, sur sa chosification... Aujourd'hui, il y urgence de déboucher sur quelque chose de plus intelligent...
On en prend le chemin ?
C'est pas gagné d'avance...

Avril 28, 2007, 18:29

La Ligue des droits de l'homme appeler à voter pour Ségolène Royal

Salut.

On s'y attendais, la LDH n'étant pas franchement connu pour être à droite (tient d'ailleur pourquoi les fondamentaux de ce genre d'association social ou humanitaire rejoignent toujours la gauche et non la droite ?), ni pour être prosarko , mais maintenant c'est clair, et Sarko ne sera pas président ...


Cf un article du monde :

 (Suite)

Avril 28, 2007, 11:14

Nuage de Tchernobyl : Nicolas Sarkozy doit s'expliquer

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 772 associations
http://www.sortirdunucleaire.org
Contact presse : 06 64 100 333 (Stéphane Lhomme)

Communiqué de presse du mardi 24 avril 2007

Nuage de Tchernobyl : Nicolas Sarkozy doit s'expliquer

A deux jours de la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à Nicolas Sarkozy de s'expliquer sur son (in)action à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d'Etat qui a été mis en oeuvre à cette occasion et par la suite.

En effet, en 1987, quelques mois à peine après la catastrophe de Tchernobyl et la contamination de la France par le nuage radioactif, M. Sarkozy était Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'Intérieur. (*)

Est-il possible qu'il n'ait pas eu à travailler sur les conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France ? Détectables encore aujourd'hui, la contamination du territoire était importante en 1987 (**). D'ailleurs, à cette époque, la France agissait au niveau européen pour empêcher que ne soient prises des décisions d'élimination des productions alimentaires contaminées (***). M. Sarkozy aurai-t-il participé à ces manoeuvres ? Quelles étaient exactement ses missions à cette époque ?

M. Sarkozy, qui prétend dire toutes les vérités (****) et briser tous les tabous, ne s'est-il pas de lui-même posé des questions ? N'a-t-il pas entendu parler du nuage de Tchernobyl ?

Plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l'Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis de juin 2005 à mars 2007 : il a donc eu largement l'occasion de prendre connaissance des informations sur les conséquences du passage sur la France du nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n'en a rien fait.

Une telle mise au point est d'autant plus nécessaire que M. Sarkozy s'est révélé être un infatigable promoteur de l'industrie nucléaire, que ce soit lors de son passage au ministère de l'économie (de mars à novembre 2004) ou lors de différentes interventions en tant que Président de l'UMP.

NB : Les associations membres du Réseau "Sortir du nucléaire" organisent ces jours-ci, un peu partout en France, des initiatives de commémoration de la catastrophe de Tchernobyl. Cf : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?mot6 <http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?mot6>

*********************************


(*) Etrangement, cet épisode ne figure pas dans la biographie de M. Sarkozy présentée sur le site web de l'UMP :
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/l_ump/notre_equipe/l_equipe_nationale/le_president_nicolas_sarkozy
Par contre, on en trouve trace ici : www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy/dossier.asp?ida=433332 <http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy/dossier.asp?ida=433332>

(**) "En Belgique, la charge corporelle moyenne de 137Cs mesurée chez des adultes de sexe masculin a augmenté après le mois de mai 1986 pour atteindre sa valeur maximale vers la fin de 1987, soit plus d'un an après l'accident. Ceci reflétait l'ingestion de denrées alimentaires contaminées." http://www.nea.fr/html/rp/chernobyl/fr/c06.html (Agence pour l'énergie nucléaire ˆ OCDE)

(***) Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl.

(****) Le 19/10/2005, M. Sarkozy déclare : "Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables".
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/convention_de_l_ump_sur_l_ecologie_le_19_octobre_2005__1


Avril 28, 2007, 10:38

Rupture, un livre de Serge Portelli sur le bilan de Sarko, "empêché de publication", ici en pdf

Voici le mail que j'ai reçu, et donc je me fait un plaisir de le mettre en ligne, ainsi que le bouquin dont il s'agit.

Je vous transmets un texte qui vient d'être "empêché de
>>>publication avant les élections" concernant le bilan de Sarkozy.
>>>
>>>Diffusez largement, ce livre sur le bilan de Sarkozy. Ce livre
>>>vient d'être censuré par l'éditeur MICHALON qui a subi des
>>>pressions.
>>>Il doit donc être diffusé par internet, pas encore sous total
>>>contrôle. Ce qui se passe est désormais gravissime.
>>>Merci de faire passer ce document à tous vos bons contacts, à
>>>lire, à diffuser.
>>>
>>>Serge Portelli est membre du syndicat de la magistrature. Son
>>>livre "Ruptures", dressant le bilan de Sarkozy au ministère de
>>>l'intérieur, devait être publié par Michalon... qui vient
>>>mystérieusement d'y renoncer au dernier moment, empêchant toute
>>>publication chez un autre éditeur avant les élections.
>>>
>>>Afin que personne ne puisse dire "On ne savait pas...", merci de
>>>diffuser largement autour de vous, ce fichier (en pièce jointe).
>>>
>>>Il n'est pas trop tard ... Il n'est jamais trop tard.
>>>


Serge.Portelli.Ruptures.FRENCH.pdf


Avril 28, 2007, 07:50

Campgne contre l'EPR, ne pas relacher la pression, Ségo repense écologie

Il reste 80 000 documents de campagne STOP EPR à diffuser partout en France.

S. Royal et N. Sarkozy doivent continuer à recevoir des milliers de cartes jusqu’au 6 mai 2007.

N’hésitez pas à en commander en nombre pour en distribuer dans toutes les boîtes aux lettres autour de chez vous.

C’est facile et gratuit :
http://www.stop-epr.org/spip.php?rubrique5

Vous recevrez les documents 48 h après les avoir commandé.

Notre campagne porte ses fruits : S. Royal accepte désormais, si elle est élue, d’annuler le décret de construction de l’EPR.
Lire ci-dessous.

Marianne - Vendredi 20 Avril 2007 - Anna Borrel

Royal très verte avant l'élection

Pour sa dernière conférence de presse avant le scrutin, Ségolène Royal a mis l'accent sur l'environnement. Epaulée par Bruno Rebelle, elle a parlé écotaxe, énergies renouvelables et EPR. Un geste fort en direction des Verts, qui prépare déjà l'entre-deux tours...

« J'ai adhéré au site et à l'ONG actioncarbone.org <http://www.actioncarbone.org/main_fr.php> », a fait savoir Ségolène Royal, ce matin à l'occasion de sa dernière conférence de presse avant le premier tour. Cette association, présidée par Yann Arthus-Bertrand va calculer la pollution causée par les déplacements de campagne de la candidate et le montant correspondant d'une écotaxe, qui permettra de financer des micro-projets dans des pays en voie de développement. Ségolène Royal s'engage à verser 20 000 euros à Action carbone. Un geste symbolique qui parle à ses alliés écologiques. « Nous, on fait tout en transports en commun, commente Yann Wehrling, porte-parole des Verts, mais ça montre la sincérité de son engagement. »

PS contre EPR et OGM

La candidate socialiste a également rappelé ce qui constitue ses priorités écologiques : « une des premières mesures que je prendrai sera la suspension immédiate des OGM en plein air », a-t-elle annoncé. Elle a aussi évoqué la baisse de la fiscalité sur les énergies renouvelables, la mise à plat du projet de construction du réacteur nucléaire EPR et un grand projet de réhabilitation des bâtiments anciens. En marge de la conférence, Bruno Rebelle, le conseiller environnement de la candidate, donne le détail des mesures. « En ce qui concerne la fiscalité sur les énergies renouvelables, il faudra négocier avec nos partenaires européens une TVA qui tendrait vers zéro pour tous les équipements qui permettent de faire des économies d'énergie », explique l'ancien directeur de Greenpeace France. « Sur l'EPR, nous reviendrons sur le décret de construction décidé par l'UMP et l'UDF, qui prévoit de commencer les travaux en décembre prochain. Il faudra poser la question de savoir si on se lance dans un tel chantier. Au préalable, nous réunirons les différents acteurs : EDF, les instances de régulation, le réseau de transport d'électricité, les élus locaux et les associations. »

Alliance rose-vert
Toutes ces mesures sont, bien sûr, de nature à plaire aux Verts. Cécile Duflot, la secrétaire nationale du parti, avait averti que le ralliement des écologistes pour le second tour dépendrait des prises de position fortes de Ségolène Royal sur ces sujets. Interrogée par Marianne2007.info, elle parle de « mesures de salut public » et considère les engagements de la candidate socialiste comme un « premier pas » très encourageant. « Mais quelle que soit sa volonté de bien faire, une fois aux repsonsabilité, elle se heurtera à de nombreux lobbys, prévient Yann Wehrling. Lobbys pétroliers, lobbys nucléocrates. Et pour faire face, il faudra qu'elle sache bien s'entourer... » Le message est clair : on a toujours besoin d'une plus vert que soi.


Avril 28, 2007, 07:48

Réseau "Sortir du nucléaire", 772 associations appellent à ne pas voter Sarko

Réseau "Sortir du nucléaire" ˆ Fédération de 772 associations
Communiqué du jeudi 26 avril 2007

Abrogation du décret de création
du réacteur nucléaire EPR par S. Royal :

Satisfaction (provisoire) de "Sortir du nucléaire"
qui appelle à ne pas voter pour M. Sarkozy

Ce jour, jeudi 26 avril 2007, date "anniversaire" de la catastrophe de Tchernobyl (1986), Mme Royal s'est engagée, en cas de victoire lors de l'élection présidentielle, à abroger le décret de création du réacteur nucléaire EPR. Ce décret a été pris par le gouvernement en catimini le 11 mars 2007, quelques jours à peine avant l'élection présidentielle.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention sur la mobilisation populaire et associative contre l'EPR, qui a fortement marqué la campagne présidentielle :

- Le Collectif Stop-EPR, initié et animé par le Réseau "Sortir du nucléaire", a rassemblé plus de 60 000 manifestants le 17 mars 2007 dans 5 villes (après avoir rassemblé plus de 30 000 manifestants à Cherbourg le 15 avril 2006)
- Plus de 600 000 personnes ont participé à la campagne STOP-Epr, s'engageant à ne pas voter pour un candidat favorable à l'EPR
- Le Réseau "Sortir du nucléaire" a occupé un pylône 400 000 volts de la centrale nucléaire de Flamanville les 14 et 15 avril 2007
- Greenpeace a aussi mené des actions contre l'EPR à la centrale nucléaire de Belleville le 27 mars et à la centrale nucléaire de Flamanville ce 26 avril 2007.

Considérant que Mme Royal s'engage à abroger le décret de création du réacteur nucléaire EPR, le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa satisfaction provisoire :

- un véritable débat est encore nécessaire et, s'il est mené correctement, il devra aboutir à la décision attendue par 78% des français (*) : l'annulation du projet de construction de l'EPR.
- par ailleurs, il est nécessaire que soient aussi abrogés les arrêtés d'autorisation des travaux et le permis de construire grâce auxquels EDF a commencé les travaux préparatoires sur le site de Flamanville en Basse-Normandie.

En conséquence, le Réseau "Sortir du nucléaire", tout en restant fidèle à sa ligne de conduite qui consiste à n'appeler à voter pour aucun candidat, reclasse Mme Royal dans la catégorie des candidats pour lesquels il est possible de voter (catégorie qui comprenait, pour le premier tour de l'élection présidentielle, Olivier Besancenot, José Bové, et Dominique Voynet).

Le Réseau "Sortir du nucléaire" maintient bien entendu son appel à ne pas voter pour M. Sarkozy, fidèle soutien de l'industrie nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle enfin que l'annulation du projet EPR n'est qu'une étape et qu'il faut, au plus vite, sortir du nucléaire.

Le Réseau Sortir du nucléaire invitent les citoyens à agir sur le site internet STOP EPR pour demander à N. Sarkozy et S. Royal d’abandonner définitivement l’EPR :
http://www.stop-epr.org/spip.php?rubrique78

****************************

(*) Sondage LH2 de février 2007 : 78% des Français estiment qu'il "faut en priorité développer les énergies renouvelables en France pour qu'elles deviennent la source principale d'énergie", et seuls 19% estiment qu' "il faut maintenir le nucléaire comme source principale d'énergie"


Avril 27, 2007, 13:08

le débat Ségo/François, la charge contre Sarko est lancée

Salut.

Après moulte rebondissement, le débat devrait avoir lieu, et même si il ne l'est pas le rapprochement est fait et Sarko se retrouve isolé, avec pour seul raliement à l'heure actuelle le vicomte et les dernières brebis galeuse de l'UDF.

Comme tout le monde se met à rouspéter sur les pressions sarkoziennes pour interdire le débat, les langues se délie, et Bayrou n'y va pas de main morte.

Le débat devrait donc se dérouler samedi après midi, organisé par Libération je crois.

En tout Sarko ne sortira pas grandi de cette histoire, un avant goût de la France d'après qu'il nous propose...


Avril 27, 2007, 12:35

Retour de la polémique sur les chiffres du chomage

Salut.

Souvenez vous, en janvier, l'Insee avait décider de ne rendre publique ses chiffres du chomage qu'après les élections, et ces chiffres contredisaient ceux présentés par le gouvernement. Cf articles Les vraix chiffres du chomage 2006 dissimulés par le gouvernement , Cachez donc ces chomeurs que je ne saurait voir 3 , Cachez donc ces chomeurs que je ne saurait voir 2 , Cachez donc ces chomeurs que je ne saurait voir .
Ayant estimé que ce n'était pas assez d'être menteur une fois, le gouvernement nous en remet une couche. Donc des chiffres issu de l'ANPE sans contre expertise, ne prenant en compte que les demandeurs d'emploi de catégorie 1, c'est-à-dire qui sont à la recherche d'un emploi à temps plein en CDI et immédiatement disponibles (catégorie qui sert de référence depuis 1995 aux chiffres de l'ANPE).

ET le pire c'est que après l'Insee, c'est au tour d'eurostat de contredire les umpistes, l'organisme européen de statistique reévaluant à la hausse les chiffres pour 2006-début 2007.

Donc ils baratinent, leurs mensonges sont éventrés sur la place publique, mais ils recommencent, continuant à mentir de plus belle, c'est aussi cela la méthode umpiste.


Avril 21, 2007, 10:16

no pasara !!!

Sarko ne passera pas !!!!

Sarko ne sera pas président !!!!!


Avril 14, 2007, 23:48

Quelques bonnes raisons de ne pas voter pour Sarkozy

Salut.

Pas le temps d'écrire des post et comme ceux du cri du peuple sont super j'en recite un en intégrale, mais je vous conseille d'aller voir l'original...

Quelques bonnes raisons de ne pas voter pour Sarkozy

Sarkozy ministre ça a été : Sa tronche tous les jours sur toutes les chaines de télévision dans tous les journaux

De grandes promesses pas tenues (privatisation de gaz de France par exemple, visite mensuelle dans les banlieues où on l'attend encore)

Un bilan mitigé (moins de vols mais plus de violences)

Un ministre qui parlait de rupture dans la politique telle qu'elle était pratiquée par le gouvernement dont il était numéro 2 et des hommes politiques qui constituent aujourd'hui son premier cercle de soutien (Raffarin, Fillon, Bertrand...)

L'utilisation des moyens mis à la disposition du ministre Sarkozy par le président de l'UMP Sarkozy ou par le candidat à l'élection présidentielle Sarkozy ou par Monsieur Sarkozy

Sarkozy candidat à l'élection présidentielle c'est :

Sa tronche tous les jours sur toutes les chaines de télévision et dans tous les journaux

Des promesses à tout va et à tous vents et surtout le contraire de ce qu'il a fait ou ferait

Un discours frolant parfois avec le nauséabond pour essayer de récupérer des voix à tous prix

Des soutiens de choc parmi lesquels Laurence Parisot (patronne des patrons), Arnaud Lagardère, Serge Dassault et Martin Bouygues (propriétaires de 80% des Média Français) ou encore Juppé, Carignon et Tapie (tous condamnés)

Sarkozy président de la république ce serait (s'il était élu bien sur) :

Sa tronche tous les jours sur toutes les chaines de télévision dans tous les journaux

Le libéralisme à tous les étages : la france d'en haut et des riches qui profite et rit et la france d'en bas et des laissés pour compte qui s'agrandit et qui pleure

Un mauvais copié-collé de la société Etats-Unienne avec un président à l'Américaine, une couverture sociale à l'Américaine (16% de la population n'en a pas) et une politique étrangère alignée sur celle des Etats Unis

Un état policier (la France est le pays qui compte déjà le plus de policiers en proportion de la population en Europe) qui s'installe avec la délation institutionnalisée des enfants de maternelle ayant un comportement jugé violent ou associal et les rafles d'étrangers

La France des rentiers héritiers, des actionnaires heureux, des salariés travaillant plus pour gagner un peu plus, des emplois précaires et à temps partiel, des chomeurs moins bien indemnisés, des radiations massives dans les listes de demandeurs d'emploi....

Le service public minimum avec moins de personnel, des hopitaux qui ferment, des écoles de riches et des écoles de pauvres Une fiscalité allégée pour les plus hauts revenus et patrimoines (avec le bouclier fiscal et l'exonération de droits de succession) et allourdie pour les plus pauvres (avec l'augmentation de la TVA).

Tenir et Résister


Avril 07, 2007, 12:20

Sarko prend les femmes pour des idiotes en promettant la citoyenneté française aux femmes martyrisées.

Il ose ... : . "Chaque fois qu'une femme sera martyrisée dans le monde, cette femme devra être reconnue comme citoyenne française et la France sera à ses côtés." "Il faut mettre les droits de l'homme au service des droits de la femme dans le monde" !!!!!!!! Alors lui, il durcit le regroupement familial, veut coute que coute bloquer l'entrée de la France à tout les immigré(e)s et propose de donner la nationnalité française à toutes les femmes matyrisées. Moi je suis pour mais toutes les femmes qu'il refoule aux frontières ne sont elles pas justement matyrisées ? A moins qu'on ne compte pas vivre suffisament mal pour choisir de s'expatrier au péril de sa vie comme un matyr. Et les femmes françaises battues doivent se sentir bien seules d'un coup, la nationnalité française ne les ayant protégé plus que cela... Il nous rabache à longueur de discour qu'onne peut accepter toute misère du monde et d'un coup propose d'en accepter la moitié... Franchement ce serait quelqu'un de l'extrème gauche, on dirait : il rêve ! Mais de la part de l'ex ministre de l'intérieur o dit : il se fout de notre gueule.... A suivre un article du monde sur le meeting e où il rattisse les voix des femmes : (Suite)

Avril 07, 2007, 12:11

Lettre d'un voisin de Sarko...

Voici la lettre d'un gas qui dit habier près du QG de Sarko. On va le croire, y a pas de quoi douter, et puis ce n'est pas l'essentiel.

Ce siège a déjà fait pas mal parlé de lui (cf plusieurs article sur ce blog, et par exemple récement la France d'après, photo assez symbolique).

Voici donc des nouvelles de proximité, pas très neuves commes nouvelles mais nouvelles sur ce blog (je sais pas si je suis très clair).

Et merci à Supernikus (encore !!!)

Donc un pdf , avec photo et tout : Lettre_Sarko[1].pdf


Avril 05, 2007, 02:48

Sarko : voyou !!

Il s'était déjà fait piquer par magazine auto l'an dernier. Ils avaient suivi les membres du gouvernement, et Sarko était déjà dans le peloton de tête en matière d'irespect de la loi.

Et récidive !, doit on lui appliquer la double qu'il a fait sembler d'abolir ?

Sarko en voiturette, ça aurait de la gueule ça !!

cf un article de libé dans à suivre :

 (Suite)

Avril 04, 2007, 08:59

Proverbe

Pour tomber, on se débrouille seul, mais pour se relever la main d'un ami est nécessaire.

Proverbe yiddish. Spéciale dédicace à Supernikus


Avril 04, 2007, 08:40

«Les autres candidats utilisent désormais le même vocable que nous. Ils colonisent nos thématiques.» dixit le FN

A trop lier immigration et sécurité et identé nationnale, à trop vouloir racoler les électeurs du FN, Sarko lui ouvre la voie. A coup il rétorquerait : " est ce ma faute à moi si il y a de l'insécurité en France ? faut il ne plus parler d'immigration sous prétexte que c'est le thème favori de l'extrème droite ? Me faut t il rejoindre le laxisme de la gauche qui a fait preuve de son échec durant tant d'année parce que quelques intellectuels de 68 me critque ? ETC"

A coup on pourrait répondre : Ce climat n'est il pas en autre créé par ses gesticulation extrémiste ? N'est ce pas aussi le bilan du gouvernement umpiste dont il était le fer de lance ? Et pourquoi entretenir et dévelloper le terreau des problèmes sociaux que sont l'inégalité des chances, la précarisation de toute un franche de la population déjà border lines, le déterminisme social, le pessimisme ambiant, une société liberticide ? Et pourquoi renforcer des lois qui ne sont même pas encore entiérement en application (loi sur l'immigration) ?

La marée brune, lentement, monte, dans nos vies et dans les souterrains de l'inconscient collectif ; et Sarko dans sa recherche désespérée du pouvoir lui prépare le terrain. Est il inconscient ou est ce sciemment ?

Dans à suivre un article de libé sur l'ascension silencieuse du FN :

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Avril 03, 2007, 12:40

L'europe ou la sélection culturelle

A l'image des tests de langue qu'a mis en place la Grande-Bretagne, le leader UMP veut durcir les conditions d'accueil des immigrés.
Sarkozy, adepte de la sélection culturelle
Par Catherine COROLLER
libération.fr : mardi 3 avril 2007
Une couverture bleu blanc rouge pour son livre programme (lire page 14). Et une nouvelle sortie virulente sur l'immigration. Hier, Nicolas Sarkozy a confirmé qu'il entendait bien continuer à mettre la question de l'identité nationale au coeur de la fin de sa campagne en évoquant une «France exaspérée par la contestation de l'identité nationale, par une immigration non maîtrisée» (lire ci-dessous).
Le candidat de l'UMP n'a pas annoncé hier de nouvelles mesures, mais, dans son ouvrage Ensemble (1), l'ex-ministre de l'Intérieur confirme qu'il entend relever, s'il est élu président de la République, le niveau d'exigence pour obtenir la possibilité de s'installer en France, en faisant de la connaissance du français l'une des conditions au regroupement familial : «Je souhaite que l'immigré en situation régulière ne puisse faire venir sa famille que dans la mesure où celle-ci a appris, avant de pénétrer sur notre territoire, à parler le français.» Autre condition : «que l'on ne puisse pas s'installer durablement en France sans se donner la peine d'écrire et de parler le français». Car, «au coeur de l'identité française, il y a bien sûr la langue française. Le français est un ciment, le français est une culture, une manière de penser, une forme de résistance à l'uniformisation du monde».
Donnant donnant. Les tests de langue, machine à sélectionner les immigrés ? Nicolas Sarkozy l'a annoncé, Tony Blair l'a fait. Depuis hier, les personnes voulant vivre de manière permanente au Royaume-Uni devront passer un test d'aptitude linguistique et de connaissances générales (lire page 4). L'objectif de ce dispositif est clair : privilégier une immigration choisie, qualifiée, et qui s'intégrera facilement. Dans toute l'Europe, à l'exception de la Belgique, de la Suède et de la République tchèque, la capacité d'intégration des candidats au séjour longue durée ou à la naturalisation est désormais jugée à l'aune de leur connaissance de la langue et de la culture du pays. En clair, la maîtrise de ces notions est devenue une machine à exclure et non pas à intégrer.
Lorsque Nicolas Sarkozy a créé, en 2003, le contrat d'accueil et d'intégration (CAI), c'était apparemment avec un tout autre objectif. Les migrants se voyaient offrir une sorte de donnant donnant : ils acceptent les lois et les valeurs fondamentales de la République, et la France facilite leur intégration, par une formation civique et linguistique. Depuis, l'ex-ministre de l'Intérieur a durci son discours et ses actes. Le CAI est désormais obligatoire. Les cours de français sanctionnés par un examen. L'échec peut entraîner le non-renouvellement du titre de séjour. Et tant pis pour les étrangers analphabètes ou illettrés réfractaires à l'apprentissage du français écrit et oral.
Pour l'heure, le candidat UMP à la présidentielle est le seul à envisager l'utilisation de la langue et de la culture française comme instrument de sélection. Les autres candidats ne se sont pas saisis de ce sujet, et leurs projets en la matière sont plus que flous.
«Maîtrise». «Nous sommes pour la mise en place d'une immigration partagée, associant les pays d'origine à la gestion du flux migratoire, explique le porte-parole de Ségolène, Julien Dray. A partir du moment où vous contractualisez avec ces pays, vous créez des conditions d'accueil d'une autre nature, et on peut très bien concevoir que, dans les pays d'origine, comme au moment de l'accueil des étrangers, des cours de langue soient proposés comme l'un des éléments permettant une bonne intégration.» François Bayrou est tout aussi vague. Pour les immigrés admis au séjour, il prévoit une «incitation à s'intégrer à la société française, par un programme d'intégration portant sur la langue française et nos valeurs». Concernant «les immigrés arrivés clandestinement sur notre territoire», le candidat de l'UDF estime qu'ils «ne sauraient être régularisés que sur des critères clairement définis : contrat de travail, maîtrise de notre langue et de nos valeurs, connaissance de notre mode de vie». Selon son entourage, Jean-Marie Le Pen n'a jamais parlé d'éventuelles mesures de nature à faciliter l'intégration des étrangers en situation régulière. Comme si l'immigration ne pouvait être, comme il l'a redit hier, que «sauvage et incontrôlée».

Avril 03, 2007, 12:35

une journée dans la bulle de Sarko

Sarko coupé du monde, dans son sprint éternel...

ci-dessous l'article :

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Avril 03, 2007, 12:20

Le pacte écologique, comment les sarkozystes envisagent de tenir les promesses...

Un bel exemple qui en dit sur l'importance que donnent les umpistes à la parole donnée, en l'occurrence la leur ! Comment peuvent ils manquer à ceux point d'estime pour eux mêmes, pour les personnes à qu'ils parlent, pour les français devant lesquels ils s'engagent ?

"The Yes Men se sont fait passer pour des journalistes d'une fausse chaine de télévision américaine et ont interrogé des hommes politiques qui ont cru être en direct à la télévision avec les Etats-Unis.
Le but de ce procédé était de vérifier la sincérité de leur engagement en faveur du pacte pour l’environnement de Nicolas Hulot."(cf le site lelab.tv)

Claude Goasguen, l’un des porte-parole de Nicolas Sarkozy, est le premier « test » à être diffusé sur LeLab.TV

ci-dessous le texte pompé (allez faire un tour, c'est instructif).

Pour la vidéo c'est par


Si vous soutenez cette idée du pacte écologique et que vous voulez lui donner du poids, vous pouvez la signer, c'est par ici


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Avril 03, 2007, 12:08

Comparatif programme pour les flemmard que nous sommes

Salut. Si comme la plupart des gens bien portant vous trouvez la lecture des programmes politiques est un sport de haut niveau, qui necessite un entrainement de lutte contre l'appel du sommeil et de navigation au milieu des brumes de la langue de bois, voici une solution : un site qui compare de façon simple, sobre, et objective, les propositions des divers candidats. Ca éclaicie les idées. Reste néanmoins les propositions reprenants des choses déjà en pratique, les propositions qui clairement ne seront pas tenables, mais ça montre la tendance, la direction dans laquelle tel ou tel candidat(e) veut nous conduire. Bonne lecture : comparatif des programme, politique café

Avril 02, 2007, 22:02

Sarko : mieux vaut être riche et bien portant sinon on t'enfoncera !

No comment juste un article sur sa put... de franchise non remboursable :

S'il est élu, Nicolas Sarkozy mettra en place un système de franchises non remboursées par la Sécurité sociale, a-t-il annoncé ce lundi • Une proposition qui ne manquera pas de susciter une polémique.
Par Liberation.fr avec Reuters
LIBERATION.FR : lundi 2 avril 2007
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Avril 02, 2007, 21:30

Vas y Simone !!!!

Salut.

Sarko qui était tout content d'avoir Simone Veil pour descendre Bayrou ... et voilà qu'on ne l' entend que pour critiquer Sarko. On va pas s'en plaindre, et puis surtout elle a raison. J'espère en tout cas, malgrè le peu de considération que j'ai pour Sarko qu'elle ne va pas nous faire le même coup que Besson qui fait pipi en beuglant dans l'abreuvoir où il vient d'épancher sa soif. Mais néanmoins si elle pouvait se décider à ne plus soutenir Sarko ça ferait grand bien à la campagne, disons que ça clarifirer. Allez Simone encore un effort, tu y es presque, on es avec toi !

Ci-joint l'article de libé la dessus :

Simone Veil estime que la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale «est plus qu'une imprudence». Dominique de Villepin s'en démarque également, tandis que le candidat UMP campe sur ses positions.
Par Liberation.fr / AFP
LIBERATION.FR : lundi 2 avril 2007
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Mars 31, 2007, 12:08

L'ump amadoue ppda

PPda vient d'être décoré par Renaud Donnedieu de Vabre du titre de commandeur dans l'ordre ndes arts et des lettres...

Mars 31, 2007, 11:36

Petite décision gouvernementale passée inaperçue : les petites retraites sans aides aux services à la personne

Dans Le Point daté du 22 mars : exclusion des retraités non imposables du bénéfice du crédit d'impôt aux service à la personne.

C'est cela aussi le bilan de la droite.


Mars 31, 2007, 11:21

égalité hétérosexuel homosexuel, plus à gauche qu'à droite.

Petit rappel d'un point de programme, differement traité de part et d'autre :

pompé la -bas : © le point 22/03/07 - N°1801, recopié ici :

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Mars 31, 2007, 11:01

Quand Bayrou disait non à Hulot

Le Point hebdomadaire penchant plutôt pour Sarko relève un passage du livre de Nicolas Hulot "à mes risques et plaissirs" sortii en 1998. Au passage je m'interroge : mais comment font ces journalistes pour ressortir dix après un passage d'un bouquin qui n'est a priori pas leur livre de chevet ? Le passage en question, page 80, décrit son premier têtet à tête avec François Bayrou, c'est gros mais on peut supposer un peu près véridique :

"Je me souviens d'un ministre de l'Education nationnale, François Bayrou pour ne pas le citer [...] Et à ma grande surprise, cet homme parlait de lui à la troisième personne, si bien qu'au début de l'entretien, je cherchais un possible interlocuteur derrière mon épaule. J'étais venu défendre un projet d'éducation de l'environement, et il avait eu cette phrase magnifique : "vous savez, le ministre a reçu hier à votre place l'association Aides pour que l'on parle du sida à l'école ; je ne peux pas dire oui à tout le monde".


Mars 29, 2007, 07:19

Le nucléaire et les candidats

Salut.

Petit rappel : le 17 mars une manifestation nationnale contre le nucléaire à rassemblé 62000 personnes. Ce n'est pas rien. Le collectif "sortir du nucléaire" fait pression depuis le début de la campagne pour que les différents candidats s'engagent à stopper tout les projet de réacteur nucléaire EPR. Pour les aider vous pouvez envoyer de jolies cartes aux candidats (dans à suivre le mail qui indique comment recevoir gratuitement ces cartes). A noter que Sarko est pour l'epr, que pour lui le débat qui n'a pas eu lieu sur le sujet est clos et qu'il est bien normal que les politiques décident de cela sans concertation avec les citoyens. Ci-joint la synthèse des positions des candidats sur l'epr et le nucléaire. faites vos choix !

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Mars 29, 2007, 07:05

La france d'après

Petite photo assez populaire qui n'était pas encore atterrie sur ce blog...


Mars 28, 2007, 06:49

Sarkozy porte plainte contre un militant de la Ligue des droits de l'homme

Salut.

Sarko porte plainte pour « atteinte à l'honneur et à la considération de fonctionnaires publics, en l'espèce, les préfets». Pourtant lui aussi porte atteinte à l'honneur et à la considération des préfects en les prenant pour des machines représsives. Pourtant et surtout il porte atteinte à l'honneur et à la considération de notre pays, de notre planète, en prenant les humains pour des cons, des profiteurs, des irresponsables. Pourtant et surtout il porte atteinte à l'honneur et à la considération de l'espèce humaine en faisant de la politique une affaire commerciale, en faisant de l'aide au démunis une charité en attente d'un dévouement seigneurial, des immigrés par nécessité des délinquants, et des personnes qui les aident des nuisibles au bon fonctionnement de cette société sans partage qu'il nous promet.

à suivre : quelques articles

 (Suite)

Mars 24, 2007, 07:17

Institutrice en garde à vue : il n’y a "pas de quoi en faire une polémique", selon Nicolas Sarkozy

Salut.

Les rafles continuent... En toute iniquité, sans que la justice de notre beau pays tolérant et accueillant ne s'en inquiète, ça fait parti du quotidien à présent, ces pratiques de la pure tradition républicaine, ces actions humanistes chaque jour sont faite en notre nom, ne pas s'en révolter c'est les légitimer.

Devant les écoles, devant les enfants à qui ont incultent ainsi les valeur de notre pauvre nation, devant les parents révoltés, la police fait son sale boulot.

N'oubliez pas, cela fait aussi parti du bilan du gouvernement umpiste

La Préfecture de Police de Paris démantèle un important réseau d’immigration clandestine : une maman et un papy arrêtés (article pompé sur le site de resf, plusieurs pétitions en ligne, n'hésitez pas à les signer)

(Soucieux de ne pas profiter indûment de son rôle de futur ex-ministre de l’Intérieur dans la course à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy a tenu à ce que l’information ne soit pas diffusée trop largement auprès des Français, aussi est-ce avec un certain retard que Brave Patrie et les media généralistes rapportent la nouvelle. Nous pensons toutefois que l’attitude courageuse de M. Sarkozy mérite d’être portée à la connaissance des électeurs, qui devront le 22 avril 1933 prochain faire un choix déterminant pour l’avenir du Reich.)

Lundi 19 mars, en fin de journée, la police s’est vaillamment attaquée à la plus grave menace à laquelle est confrontée notre Brave Patrie (juste devant Al-Qaïda, le réchauffement climatique et le fondamentalisme centriste) : les petits enfants basanés qui squattent les cantines de nos écoles.
Plutôt que de matraquer nos chères petites têtes brunes, les forces de l’ordre ont agi avec subtilité et ont attaqué le mal à sa racine : leurs parents, qui les hébergent illégalement.
C’est ainsi que plusieurs interventions ont eu lieu devant une école maternelle du quartier parisien de Belleville à l’heure de la sortie. Malgré l’attitude hostile de la foule, qui les menaçait avec des poussettes chargées jusqu’à la gueule de bambins bruyants, les policiers ont agi avec sang froid en aspergeant les contestataires de gaz lacrymogènes, avant d’embarquer une mère de famille à l’aspect menaçant.
Malheureusement submergés par un marée menaçante de jeunes mamans, les fonctionnaires de police ont dû relâcher cette femme. Grand bien leur en a pris, puisqu’ils ont subséquemment localisé, assiégé et finalement interpellé un individu bien plus dangereux : un papy qui attendait dans un café du quartier que ses deux petits-enfants sortent de leurs écoles respectives.
L’individu a par la suite été emmené dans un commissariat du IIe arrondissement, où l’on suppose que son identité française a été vérifiée selon les procédures en vigueur, c’est à dire la lecture à bout portant des annuaires des PTT.

Malgré l’enquiquinant problème soulevé par la résistance populaire à cette rafle opération pourtant parfaitement légale, nous pouvons considérer cette intervention comme un succès. Nicolas Sarkozy aura réussi, à quelques jours de son départ de la Place Beauvau, à enfin éradiquer les dernières zones de non-droit qui subsistaient en France : les écoles. Bravo M. le ministre !

Mise à jour 23/03 : les contestataires ont été identifiés et enregistrés sur bande vidéo. Nous pourrons ce soir dormir tranquilles.

Le Monde : Partis et syndicats s’indignent du placement en garde à vue d’une directrice d’école

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 23.03.07 | 16h42 • Mis à jour le 23.03.07 | 18h28


Valérie Boukobza, la directrice d’école maternelle interpellée et placée en garde à vue, dans la matinée du vendredi 23 mars, pour "outrage et dégradation de biens publics en réunion", a été libérée cette après-midi d’après un parent d’élève de l’école élémentaire Lasalle. Le parquet de Paris avait préalablement ordonné sa remise en liberté.

L’école maternelle Rampal, dans le quartier de Belleville, est proche du lieu où s’étaient produits, mardi, de violents incidents entre parents d’élèves et policiers lors de l’arrestation d’un parent sans-papiers à la sortie des cours.

M. SARKOZY NE PEUT PAS "ÊTRE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET COUVRIR CE TYPE DE CHOSES"

L’interpellation de l’enseignante avait provoqué de vives réactions de la part de plusieurs organisations. Selon la FSU, la directrice aurait été "convoquée vendredi matin au commissariat où elle se serait rendue accompagnée de représentants syndicaux, qui ont été priés de quitter les lieux juste avant son placement en garde à vue". Son secrétaire général, Gérard Aschieri, s’est déclaré "réellement choqué". Nicolas Sarkozy "ne peut pas être candidat et dire qu’on respecte les enseignants , (...) être ministre de l’intérieur et couvrir ce type de choses", a ajouté le responsable de la principale fédération de l’éducation.

Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a estimé "complètement inadmissible qu’une enseignante qui s’est préoccupée de ses enfants soit en garde à vue". "On demande que cessent ces poursuites", a-t-il ajouté. Il a expliqué que son syndicat a interpellé le ministre de l’éducation à propos de l’affaire.

Le Parti socialiste a demandé, par le biais d’un communiqué, à ce que "toute la lumière soit faite sur l’arrestation". "Nous dénonçons", poursuit le PS, "ces méthodes d’un autre âge pour traquer les sans-papiers : guet-apens aux abords des Restos du cœur ou à la sortie des écoles, devant les enfants". Dans une lettre adressée directement à Nicolas Sarkozy, le député Jack Lang se déclare "totalement solidaire de ces enfants" qu’il se dit prêt à accueillir et à protéger, ainsi que de la directrice d’école "qui mérite notre plein respect".

LA GAUCHE FUSTIGE "UNE DÉRIVE PRÉOCCUPANTE"

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a évoqué une "dérive préoccupante" dans une lettre adressée au premier ministre, Dominique de Villepin. "J’en appelle aujourd’hui à votre sens de la responsabilité afin que cessent de telles provocations. Rien, pas même la période électorale en cours, ne saurait justifier de tels agissements", a-t-il écrit avant la remise en liberté de l’enseignante.

Le candidat altermondialiste José Bové a appelé pour sa part à un "rassemblement immédiat" devant le commissariat du 19e arrondissement, où la directrice était détenue dans la matinée. Marie-George Buffet a condamné une arrestation "révoltante" et des pratiques qui "rappellent les heures les plus sombres de notre histoire et elles doivent cesser".

Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, a qualifié l’interpellation de "rafle" dénonçant une "police qui n’hésite pas à utiliser les écoles comme une véritable souricière pour faire la traque aux enfants et à leur famille". Enfin, Olivier Besancenot a accusé le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, d’utiliser "une politique répressive et policière derrière son discours électoraliste sur le respect des enseignants".

Plusieurs parents d’élèves qui avaient voulu porter plainte, à la suite de l’altercation de mardi, ont appelé à un rassemblement, lundi matin, devant l’inspection générale des services du 12e arrondissement de Paris.

SCHOELCHER, Martinique (AP) - Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi qu’il n’y avait "vraiment pas de quoi faire une polémique" avec l’affaire de l’institutrice placée en garde à vue à Paris.

"Cette mise en garde à vue, c’est une décision judiciaire, un procureur de la République indépendant l’a demandée à la police à la suite de violences faites à un policier, et absolument pas en fonction de la situation d’une famille immigrée", a déclaré le ministre de l’Intérieur et candidat UMP en marge de son déplacement en Martinique.

"Si le ministre de l’Intérieur s’opposait à cette décision, vous seriez les premiers à me dire que la justice est indépendante. C’est extraordinaire, à chaque fois que ça ne plaît pas à la gauche, pour Battisti, pour la décision de ce procureur, il faudrait que je m’oppose à l’exécution d’une décision de justice. Je n’ai pas à m’opposer à l’exécution d’une décision de justice", a poursuivi M. Sarkozy.

Il a précisé que la mise en garde à vue de l’enseignante n’avait "rien à voir avec la situation de cette famille en situation irrégulière, mais de violences qui se sont produites à l’endroit d’un fonctionnaire".

AP

egp/pyr

article pompé sur le site Uni(e)s contre une immigrimmation jetable :

Le Conseil d’État « valide » les interpellations piège

Circulaire du 21 février 2006 sur l’interpellation des personnes en situation irrégulière

article du vendredi 9 février 2007.

Comme il fallait s’y attendre, le conseil d’Etat n’a rien trouvé à redire à la circulaire du 21 février 2006 sur les conditions d’interpellation des étrangers sans papiers. Le texte, signé du ministre de l’intérieur et du garde des sceaux, qui incite les agents des préfectures à envoyer aux personnes en situation irrégulière des convocations piège aux fins de leur arrestation au guichet, est donc parfaitement légal, selon la plus haute juridiction administrative.

Tous les arguments portés par les organisations dans leur recours, et en particulier tenant aux pratiques déloyales de l’administration et au détournement de procédure orchestré (on fait semblant de convoquer pour l’examen de la situation administrative et on organise l’éloignement...) ont été rejetés. La décision du Conseil d’Etat ne signifie pas que les convocations-piège soient... légales. La Cour de cassation vient en effet de l’énoncer très clairement dans un arrêt du 6 février 2007 : l’interpellation au guichet, consécutive à une convocation en préfecture, est déloyale, et donc nulle.

Finalement le texte qui, pour la première fois, organise les convocations-piège est légal, mais il sera possible de contester, en principe avec succès, dans un cadre individuel les arrestations opérées sur la base de telles convocations.

Sur le reste de la circulaire, le CE s’est montré tout aussi défenseur des libertés fondamentales : pas un mot sur les opérations menées sur réquisitions du procureur de la République dans les quartiers censés abriter des sans papiers, autour des foyers, des centres d’hébergement d’urgence... Le ministre de l’intérieur et le garde des sceaux peuvent tranquillement prévoir des contrôles autour des lieux de distribution de repas pour les plus démunis... le CE donnera sa bénédiction.