Mai 11, 2007, 10:53

L'IGS saisie d'une bavure présumée, en marge d'une manifestation anti-Sarkozy à Paris

Salut.

La police stresse, un peu sur les nerfs, et voilà, une bavure. Le début de l'ère sarkozienne ...

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LEMONDE.FR avec AFP | 11.05.07 | 08h31 • Mis à jour le 11.05.07 | 08h43
Un ingénieur a porté plainte, jeudi 10 mai, pour "violences illégitimes" auprès de l'inspection générale des services (IGS, police des polices), accusant des policiers de l'avoir blessé à coups de matraque, la nuit précédente, à l'issue d'une arrestation.

Interpellé à proximité de la place Saint-Michel, où il était venu chercher une amie, Philippe Roset, 31 ans, qui affirme ne pas avoir participé à la manifestation anti-Sarkozy, déclare avoir été retenu dans un car de police pendant environ trois heures, avec une quarantaine de personnes, puis au centre de rétention de la rue de Clignancourt, jusqu'à environ 3 h 30 jeudi.

Quand il a été libéré avec une petite dizaine de personnes, ils ont voulu attendre près du commissariat la sortie des autres interpellés. Comme le montre un enregistrement vidéo réalisé par un des présents, que l'AFP a pu visionner, le groupe a été invité à partir et à se disperser, puis une altercation semble s'être produite avec un de ses membres, qui circulait à rollers. Une dizaine de policiers étaient présents, selon ces images. La caméra est ensuite éteinte.

PLAIE À LA TÊTE

Les policiers "ont dit on charge ! N'ayant rien à me reprocher, j'ai continué à marcher normalement dans la direction indiquée par les policiers, mais j'ai été frappé immédiatement", affirme Philippe Roset. Il indique avoir été frappé aux jambes, à la tête, aux épaules, sur le dos et la mâchoire, y compris après être tombé au sol. Deux témoins, Saïda, 26 ans, assistante d'éducation venue chercher son mari également interpellé, et Lamine Laloui, un étudiant de 18 ans, ont confirmé ces propos.

La police, contactée, ne pouvait dans l'immédiat confirmer ou infirmer les faits allégués. Selon un certificat initial établi à l'hôpital Lariboisière que l'AFP a pu consulter, dix points de suture lui ont été posés sur une plaie à la tête, et trois jours d'ITT (incapacité totale de travail) lui ont été prescrits. Saisi à la demande de l'IGS, l'Hôtel-Dieu a conclu que ses lésions étaient "compatibles avec les violences alléguées", et lui a prescrit 6 jours d'ITT pénale.

Philippe Roset, Lamine Laloui et un troisième interpellé, qui n'a pas souhaité être identifié, ont en outre affirmé que pendant leur attente de près de trois heures dans le car à proximité du commissariat, du gaz lacrymogène a été diffusé pendant quelques minutes.

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