Mai 14, 2007, 04:01

Sarko rêve de la France coloniale

Salut. Un papier super interessant sur les propos -passés inaperçus- de Sarko qui, lors d'un meeting à Toulon le 7 février 2007, faisait tranquillement l'apologie de la colonisation de la méditerranée.

Je ne resiste pas à citer les propos de Sarko, impréssionnants :

« Le rêve européen a besoin du rêve méditerranée. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation. »

« Faire une politique de civilisation comme le voulaient les philosophes des Lumières, comme essayaient de le faire les Républicains du temps de Jules Ferry. Faire une politique de civilisation pour répondre à la crise d’identité, à la crise morale, au désarroi face à la mondialisation. Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout fût toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où ne rien fut jamais médiocre, où même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l’art et de la pensée, où le génie humain s’éleva si haut qu’il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie. La source n’est pas tarie. Il suffit d’unir nos forces et tout recommencera. »

Donc dans à suivre, l'article parut sur un blog du jdd, Mohamer Chelhab (ce n'est pas parce que j'ai copié collé le post que vous ne pouvez pas y faire un tour) :

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Mai 10, 2007, 10:42

Profil de l'électorat

Salut, un petit tableau interessant publié par poly-tics. Assez significatif.

Tranche d'âge

Ségolène

Sarkozy

18-24 ans

58%

42%

25-34 ans

43%

57%

35-44 ans

50%

50%

45-59 ans

55%

45%

60-69 ans

39%

61%

70 ans et plus

32%

68%

sexe

Ségolène

Sarkozy

hommes

46%

54%

femmes

48%

52%

situation géographique

Ségolène

Sarkozy

milieux rural

43%

57%

villes de 20.000 à 100.000 habts

44%

56%

villes de plus de 100.000 habts

50%

50%

l'agglomération parisienne

50%

50%

professions

Ségolène

Sarkozy

artisans et commerçants

18%

82%

agriculteurs

33%

67%

prof libérales et cadres sup

48%

52%

professions intermédiaires

51%

49%

employés

51%

49%

ouvriers

54%

46%

revenu

Ségolène

Sarkozy

foyer à revenu élevé

43%

57%

foyer à revenus modestes

56%

44%

rce Ipsos 6 mai 07

Mai 04, 2007, 10:52

L'UMP travaille à la scission de l'UDF

Salut. Non pas de magouille, pas de tractation en sous main, il l'a juré Sarko, lui ne s'interesse qu'aux français, et pas aux partis, aux états majors....

article pompé chez libération

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Mai 04, 2007, 10:37

Sarkozy attaque l'euro et nous ment

Une preuve encore, s'il y en fallait encore, que Sarko est un menteur...

Article pompé chez libération

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Avril 30, 2007, 12:16

Nicolas Sarkozy chez wiki

Nicolas Sarkozy Écouter avec le navigateur (nom usuel de Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa[1]), né le 28 janvier 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris, est un homme politique français. Il est président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), président du conseil général des Hauts-de-Seine, et candidat à l'élection présidentielle française de 2007[2], soutenu officiellement par l'UMP. Il participe actuellement face à Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Sommaire

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Biographie

Origine et enfance

Il est le fils d'un immigré hongrois, Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybocsai Sárközy Pál[3]) né à Budapest, en 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise[4]. Les armoiries de famille sont « un loup orné d’un cimeterre ». À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et contrainte à l'exil. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, qu'il épouse. Cette dernière, fille d'un médecin du XVIIe arrondissement de Paris, juif séfarade de Salonique converti au catholicisme, est alors étudiante en droit.

Nicolas Sarkozy naît en 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris; il est catholique baptisé. Il a deux frères : Guillaume, né en 1952, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2005) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remariera trois fois. De son deuxième mariage, il aura deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.

Études

Nicolas Sarkozy commence ses années de collège au lycée public Chaptal, il y redouble sa sixième, puis entre au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Il obtient le baccalauréat B en 1973 et la famille s’installe à Neuilly. Après des études à l’université Paris X, il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : il obtient une maîtrise de droit privé en 1978. Il finance ses études en étant, entre autres, livreur pour un fleuriste de la ville[5]. Toujours en 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d’entrer à l’Institut d'études politiques de Paris. Il n'obtiendra pas le diplôme de fin d’études à cause de notes éliminatoires en anglais[5]. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 27 avril 1969.
En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.

Carrière d'avocat

Il est embauché par l'avocat Guy Danet puis devient l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet comprenant onze avocats et spécialisé dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de l'activité d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il n'exerce pas cette profession pendant ses périodes d'activité gouvernementale mais, détenant un tiers des parts du cabinet, il reçoit un dividende des profits du cabinet (241 000 euros en 2002).

Mariages et enfants

Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin, qu’elle quitte pour lui en 1989. Après un divorce en quatre mois, il l'épouse en octobre 1996. Il a pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Un fils, Louis, naît en 1997.

Formation politique

Nicolas sarkozy, lors de la campagne électorale en avril 2007
Nicolas sarkozy, lors de la campagne électorale en avril 2007

Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975 il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980[6].

En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernie. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur[7]. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.

Ministre du Budget

Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de 1993, il est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,90% des voix puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux. Il est le porte parole du gouvernement[8] et il commence alors à se faire connaître du grand public. En 1993, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, dont il est toujours maire, il négocie directement avec le preneur d’otages armé d'un pistolet d'alarme et d'explosifs, « Human Bomb », qui menaçait de tuer les enfants et de faire sauter l’école avant d'être abattu par les policiers d'élite du RAID.

Le soutien à Édouard Balladur

En 1995, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac pour la campagne présidentielle. À la suite de la victoire de Jacques Chirac, il n'obtient aucun poste ministériel dans le nouveau gouvernement d'Alain Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est sifflé.

Élections européennes de 1999

D'avril à octobre 1999, il devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-Démocratie Libérale aux élections européennes de 1999, et devient tête de liste conséquemment au départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Charles Pasqua (13,1%). Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Pendant cette période, il rejoint à nouveau le cabinet d'avocat dont il s'était mis en suspension et publie en 2001 un livre, Libre.

XIIe législature

La XIIe législature est une ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique (gouvernementale et de parti) que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et Neuilly sur Seine à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.

Ministre de l'Intérieur (2002-2004)

En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.

Actions pour la sécurité routière

Il organise avec Gilles de Robien, ministre des transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes permettra une baisse du nombre de morts de 7272 à 4703 entre 2002 et 2006 (-34%).

Autres actions

Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

Extension du fichage génétique (ADN)

Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003[9], complétée par la Loi Perben[10], le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissées au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies[11]. Cette loi a permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM et d'étudiants anti-CPE[12]. Les contrevenants risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et 1 an de prison.

Corse

Sa politique en Corse est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003.

Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum.

Lutte contre l'antisémitisme

Il mène une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son prix de la tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israëlite en France, saluera l'"extrême sévérité" dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites[13].

Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars à novembre 2004)

Nicolas Sarkozy au congrès de l'UMP en 2004
Nicolas Sarkozy au congrès de l'UMP en 2004

Il est nommé ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit[14] ; il annonce le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.

Au niveau industriel, il fait passer l'État de 50.4 à 41% du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi/Aventis face à Novartis. En immiscant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite Berlin[15]. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords sont cependant contestés lors de leur signature par les syndicats[16], puisque selon eux, ils auront pour conséquence la réduction des postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le Président français lance « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors de la convention des 28 et 29 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.

Bilan au Ministère de l'Économie
  • Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76% de juin à novembre 2004, "reflètant visiblement l'accord de baisse de 2% des prix des grandes marques conclu en juin". [17]
  • Exonération temporaires des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005[18].
  • Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : « Il n’y aura donc pas de privatisation d’EDF ni de GDF[...] Voilà la réalité des choses, la réalité incontournable »[19]. Un an plus tard, le ministre de l'économie du premier gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
  • Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.

Ministre de l’Intérieur (2005-2007)

Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 (copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon)
Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 (copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon)

Après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen (29 mai 2005), le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne (31 mai 2005) et Nicolas Sarkozy obtient le poste de ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, au second rang de préséance. Il cumule ainsi un poste ministériel régalien avec la présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve en même temps la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

Au cours de l’une de ses interventions à propos de l’affaire Nelly Crémel, qui concerne l’assassinat d’une femme par deux repris de justice tout juste libérés, il demande à ce que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit puni, ce qui vaut un rappel à l’ordre de la part de Dominique de Villepin et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice.

À la suite plusieurs incendies dans des immeubles insalubres ayant causé la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, souvent voués à la destruction, soient évacués. Des associations de défense des « sans-papiers », dont l’association Droit au logement, ont protesté, contre cette mesure y voyant un prétexte à l’expulsion sans relogement de nombreux locataires ou squatteurs. Ainsi, en août 2006, le plus important squat de France, à Cachan, est évacué par la police. En avril 2007 les expulsés de Cachan étaient presque tous relogés.[20]

Dans son livre La République, les religions, l’espérance il parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels », expression commune à de nombreux groupes. Nicolas Sarkozy, après avoir rencontré, le 30 août 2005, l’acteur Tom Cruise, membre du mouvement, a expliqué ne pas avoir d’opinion arrêtée sur la scientologie. Mais dans son livre, à la page 136, Nicolas Sarkozy parle de la scientologie comme d’une secte : « Si on voulait essayer de trouver une définition de la religion par rapport aux sectes, je pense que l’un des critères les plus pertinents serait celui de la pérennité historique, car on doit convenir que l’authenticité du message spirituel est en quelque sorte légitimée par sa pérennité au travers des générations… Les témoins de Jéhovah, ce n’est pas tout à fait de la même nature en termes de pérennité séculaire, les raëliens encore moins, la scientologie pas davantage ».

Ses relations avec les habitants des "banlieues"

Les relations entre le ministre et une partie des jeunes de quartiers dits « sensibles » se tendent. Le 20 juin 2005, Nicolas Sarkozy en effectuant une visite dans une cité de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), au lendemain de l'homicide d'un enfant de 11 ans victime de balles perdues, déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 »[21]. Une dizaine de jours plus tard, lors d'une nouvelle visite à La Courneuve, il déclare également : « Le terme "nettoyer au Kärcher" est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela »[22]. Les mots « nettoyer » et « Kärcher » feront l'objet d'une vive polémique et sont à l'origine de la rupture avec le Ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag[23].

Le 26 octobre 2005, les journaux télévisés diffusent une séquence sur la visite de Nicolas Sarkozy, à 22 heures, dans un quartier défavorisé d'Argenteuil. La relation avec la population est décrite comme houleuse (avec notamment des jets de pierre) et les images le montrent disant « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser[24] ». L'usage du mot « racaille » par le ministre sera à l'origine d'une importante polémique dans la presse et suscitera l'hostilité de certains jeunes issus de quartiers « sensibles ».[25]

L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérement employé une expression choquante pour occuper l'espace médiatique.[26] Les jeunes des quartiers à problêmes craignent d'être utilisés comme figures pour effrayer et permettre à Nicolas de mener sa politique sur la sécurité. [27]

L'émission Arrêt sur images du 6 novembre 2005 revient sur la façon dont cette visite a été présentée[28], et révèlera d'une part que l'accueil de Nicolas Sarkozy s'est déroulé paisiblement et dans le dialogue avec la population et d'autre part qu'il n'avait en fait pas utilisé le mot « racaille » spontanément mais pour répondre à une habitante lui demandant « Quand nous débarrassez-vous de cette racaille ? ». Selon Françoise Laborde, présentatrice du journal de

Avril 30, 2007, 08:34

«M. Sarkozy réveille le racisme latent des gens», Lilian Thuram dénonce la tendance extrème droite de Sarko

Pour le footballeur Lilian Thuram, il faut «tout faire pour que les gens vivent ensemble» :
«M. Sarkozy réveille le racisme latent des gens»
Par Chérif GHEMMOUR
Libération : lundi 30 avril 2007
A Barcelone
Footballeur engagé, Lilian Thuram explique les raisons pour lesquelles il s'oppose, sur toute une série de thèmes, aux propositions de Nicolas Sarkozy, et donne sa vision de la société française. Entretien.
Que pensez-vous des résultats du premier tour ?
On pourrait dire qu'il y a un recul du FN mais c'est Sarkozy qui a récupéré les voix de Le Pen. Les discours du FN s'est banalisé dans la société. Les mots de Le Pen n'ont jamais été aussi présents et, ce qui est dramatique, c'est que ses idées sont portées par un homme issu d'un grand groupe politique, l'UMP. Je trouve ça triste. Moi, ma priorité, c'est de tout faire pour que les gens vivent ensemble, se respectent et qu'on ne cherche pas des boucs émissaires. Or, c'est ce que font les discours de Le Pen, Villiers et, dernièrement, de Sarkozy. Je me dis donc que ma vision de la société n'était pas celle de pas mal de Français puisque Sarkozy est arrivé en tête.
Le curseur du débat politique s'est donc déplacé vers la droite, voire l'extrême droite ?
Complètement ! Malheureusement, il y a eu un tournant après le 11 septembre 2001. Nous sommes entrés dans un cycle de peurs, de méfiance. Ce qui s'était passé dans les banlieues a joué énormément dans l'imaginaire collectif. Quand il y a des manifestations de cet ordre, il y a toujours une montée du racisme. Nous traversons une véritable crise de la citoyenneté. On parle d'une crise de l'intégration. Mais à qui la faute ? Il y a des revendications d'histoire ou de mémoire vis-à-vis de la colonisation, de l'esclavage ou de, tout simplement, trouver sa place dans la société, qui prouvent bien que ces citoyens veulent participer à la France. Mais ils ne se reconnaissent pas dans cette France-là. Il est dommage que des politiques jouent sur ce malaise en stigmatisant les populations des banlieues. Il y a des termes précis qui servent à «délimiter», à séparer ces populations, comme «Français de souche», «minorités», «Français de deuxième ou troisième génération»... Cela illustre cette difficulté à accepter l'autre avant de le considérer comme Français à part entière...
Mais c'est le peuple français, ou du moins une bonne partie, qui éprouve de réelles difficultés à faire de la place à ces «autres» Français...
Il y a un poids énorme de l'histoire. L'esclavage a éduqué les gens dans le sens que l'homme blanc était supérieur à tous les autres et que l'homme noir était le plus bas dans l'échelle. Il y eut ensuite la colonisation avec la prétendue mission de l'homme blanc à civiliser les «sauvages»... Aujourd'hui, en France, l'inconscient collectif est comme ça : l'autre est différent et inférieur. Comment expliquer aux gens qu'on peut être Français en étant tous égaux? En France, les gens se disent plus facilement racistes qu'avant. Ils devraient avoir peur de ce sentiment : si vous êtes plus racistes, l'autre le sera également.
Lequel des deux candidats se rapproche le plus de votre «projet de vie» ?
Il est évident que M. Sarkozy ne s'attache pas au «vivre ensemble». Refuser de faire le travail de mémoire, c'est refuser d'avancer. Il faut relire le passé pour préparer l'avenir. Il est prêt à beaucoup pour devenir Président. Il dit ce que les gens veulent entendre... Il réveille le racisme latent des gens, je le lui ai dit et je suis prêt à le lui redire. On me dit parfois que j'exagère, mais regardez l'évolution de son discours depuis 2005, au moment où je l'ai rencontré : il a affirmé vouloir récupérer les voix du FN. Pour y parvenir, il y a deux moyens : soit en disant aux gens du FN, ce que vous pensez des immigrés est faux ; soit en allant dans le sens des idées de Le Pen... Les «moutons égorgés dans la baignoire», «le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale» , l'immigration «choisie» et non plus «subie», etc., tout cela pointe du doigt une certaine population.
Et Ségolène Royal ?
Elle a pris le risque de répéter qu'elle voulait une France métissée. C'est un risque car je ne pense pas que la majorité des Français soit prête à entendre une telle idée... Dans son discours sur les immigrés, rien ne m'a choqué. Si demain, elle dit quelque chose de dangereux pour le «vivre ensemble», je lui dirai la même chose qu'à M. Sarkozy ! Ce n'est pas parce que je dénonce certains discours de M. Sarkozy que je suis avec Mme Ségolène Royal. Quand je l'ai rencontrée, je lui ai parlé des jeunes de banlieues qu'on stigmatise et auxquels on demande toujours de prouver qu'ils aiment la France... Des gages de citoyenneté, toujours !
Auriez-vous souhaité que des sportifs français s'impliquent plus dans cette campagne ?
Par rapport à la stigmatisation des immigrés et des jeunes de banlieue, je regrette qu'il n'y ait pas eu plus d'implication, oui. Parce que la plupart de nous avons eu un parcours assez similaire : on vient des couches de la société dites «défavorisées» et on a donc un peu tous la même sensibilité. Le jour où chacun de nous comprendra qu'on a le pouvoir de faire changer les choses...
Beaucoup de gens pensent qu'un Noir ou un Arabe, c'est une victime de la société, qui doit forcément voter à gauche... N'est ce pas une forme de racisme que de considérer des gens selon un code prédéfini ?
Bien sûr ! On peut être noir et voter Le Pen, Sarkozy ou à gauche... Pour ma part, évidemment, c'est beaucoup plus difficile de ne pas être sensible à certaines choses plus dérangeantes. Un Noir sera normalement beaucoup plus sensible à des discours racistes parce que lui, il l'a subi dans son histoire. Ce n'est pas toujours le cas. Tenez, en Guadeloupe, beaucoup de gens ont voté Sarkozy, qui refuse de se pencher sur la mémoire du pays. Or ces Guadeloupéens sont descendants d'individus ayant subi les horreurs de l'esclavage... Ces gens auraient dû se montrer plus attentifs et plus sensibles, éprouver une «réserve morale». Mais les gens ne sont pas toujours vigilants...
Que pensez-vous de la «discrimination positive» que défend Sarkozy ?
J'ai déjà pris l'exemple des huit Blancs qui attendent un bus, un neuvième arrive pour monter mais il ne peut pas parce que le quota de Blancs est atteint et que seuls des Noirs, ou autres, peuvent embarquer... Ce n'est pas ma façon de voir les réalités. Je crois même que ce genre de politique peut générer des conflits. Il faut mettre en place un système incitatif, avant tout, sur le plan éducatif : faire comprendre aux décisionnaires pourquoi il leur faut de la diversité dans les entreprises. Aujourd'hui, il est devenu beaucoup plus difficile de réussir à l'école. La ghettoïsation de l'école m'inquiète. L'expérience d'ouverture de Sciences Po aux étudiants des quartiers défavorisés est très intéressante.
La France ne se ment-elle pas à elle-même en tardant à offrir à ses «minorités visibles» la place qu'elles sont en droit d'attendre ?
En tout cas, la France n'arrive pas à se regarder telle qu'en elle-même... Je voyage beaucoup à l'étranger et le reproche récurrent qu'on fait aux Français, c'est d'être prétentieux. Notre pays vit dans le souvenir de la «Grande France». Cela veut dire qu'on n'a pas réalisé que cette grandeur reposait sur des massacres, sur la négation de l'autre, sur sa chosification... Aujourd'hui, il y urgence de déboucher sur quelque chose de plus intelligent...
On en prend le chemin ?
C'est pas gagné d'avance...

Avril 28, 2007, 18:29

La Ligue des droits de l'homme appeler à voter pour Ségolène Royal

Salut.

On s'y attendais, la LDH n'étant pas franchement connu pour être à droite (tient d'ailleur pourquoi les fondamentaux de ce genre d'association social ou humanitaire rejoignent toujours la gauche et non la droite ?), ni pour être prosarko , mais maintenant c'est clair, et Sarko ne sera pas président ...


Cf un article du monde :

 (Suite)

Avril 28, 2007, 11:14

Nuage de Tchernobyl : Nicolas Sarkozy doit s'expliquer

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 772 associations
http://www.sortirdunucleaire.org
Contact presse : 06 64 100 333 (Stéphane Lhomme)

Communiqué de presse du mardi 24 avril 2007

Nuage de Tchernobyl : Nicolas Sarkozy doit s'expliquer

A deux jours de la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à Nicolas Sarkozy de s'expliquer sur son (in)action à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d'Etat qui a été mis en oeuvre à cette occasion et par la suite.

En effet, en 1987, quelques mois à peine après la catastrophe de Tchernobyl et la contamination de la France par le nuage radioactif, M. Sarkozy était Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'Intérieur. (*)

Est-il possible qu'il n'ait pas eu à travailler sur les conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France ? Détectables encore aujourd'hui, la contamination du territoire était importante en 1987 (**). D'ailleurs, à cette époque, la France agissait au niveau européen pour empêcher que ne soient prises des décisions d'élimination des productions alimentaires contaminées (***). M. Sarkozy aurai-t-il participé à ces manoeuvres ? Quelles étaient exactement ses missions à cette époque ?

M. Sarkozy, qui prétend dire toutes les vérités (****) et briser tous les tabous, ne s'est-il pas de lui-même posé des questions ? N'a-t-il pas entendu parler du nuage de Tchernobyl ?

Plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l'Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis de juin 2005 à mars 2007 : il a donc eu largement l'occasion de prendre connaissance des informations sur les conséquences du passage sur la France du nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n'en a rien fait.

Une telle mise au point est d'autant plus nécessaire que M. Sarkozy s'est révélé être un infatigable promoteur de l'industrie nucléaire, que ce soit lors de son passage au ministère de l'économie (de mars à novembre 2004) ou lors de différentes interventions en tant que Président de l'UMP.

NB : Les associations membres du Réseau "Sortir du nucléaire" organisent ces jours-ci, un peu partout en France, des initiatives de commémoration de la catastrophe de Tchernobyl. Cf : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?mot6 <http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?mot6>

*********************************


(*) Etrangement, cet épisode ne figure pas dans la biographie de M. Sarkozy présentée sur le site web de l'UMP :
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/l_ump/notre_equipe/l_equipe_nationale/le_president_nicolas_sarkozy
Par contre, on en trouve trace ici : www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy/dossier.asp?ida=433332 <http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy/dossier.asp?ida=433332>

(**) "En Belgique, la charge corporelle moyenne de 137Cs mesurée chez des adultes de sexe masculin a augmenté après le mois de mai 1986 pour atteindre sa valeur maximale vers la fin de 1987, soit plus d'un an après l'accident. Ceci reflétait l'ingestion de denrées alimentaires contaminées." http://www.nea.fr/html/rp/chernobyl/fr/c06.html (Agence pour l'énergie nucléaire ˆ OCDE)

(***) Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl.

(****) Le 19/10/2005, M. Sarkozy déclare : "Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables".
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/convention_de_l_ump_sur_l_ecologie_le_19_octobre_2005__1


Avril 03, 2007, 12:40

L'europe ou la sélection culturelle

A l'image des tests de langue qu'a mis en place la Grande-Bretagne, le leader UMP veut durcir les conditions d'accueil des immigrés.
Sarkozy, adepte de la sélection culturelle
Par Catherine COROLLER
libération.fr : mardi 3 avril 2007
Une couverture bleu blanc rouge pour son livre programme (lire page 14). Et une nouvelle sortie virulente sur l'immigration. Hier, Nicolas Sarkozy a confirmé qu'il entendait bien continuer à mettre la question de l'identité nationale au coeur de la fin de sa campagne en évoquant une «France exaspérée par la contestation de l'identité nationale, par une immigration non maîtrisée» (lire ci-dessous).
Le candidat de l'UMP n'a pas annoncé hier de nouvelles mesures, mais, dans son ouvrage Ensemble (1), l'ex-ministre de l'Intérieur confirme qu'il entend relever, s'il est élu président de la République, le niveau d'exigence pour obtenir la possibilité de s'installer en France, en faisant de la connaissance du français l'une des conditions au regroupement familial : «Je souhaite que l'immigré en situation régulière ne puisse faire venir sa famille que dans la mesure où celle-ci a appris, avant de pénétrer sur notre territoire, à parler le français.» Autre condition : «que l'on ne puisse pas s'installer durablement en France sans se donner la peine d'écrire et de parler le français». Car, «au coeur de l'identité française, il y a bien sûr la langue française. Le français est un ciment, le français est une culture, une manière de penser, une forme de résistance à l'uniformisation du monde».
Donnant donnant. Les tests de langue, machine à sélectionner les immigrés ? Nicolas Sarkozy l'a annoncé, Tony Blair l'a fait. Depuis hier, les personnes voulant vivre de manière permanente au Royaume-Uni devront passer un test d'aptitude linguistique et de connaissances générales (lire page 4). L'objectif de ce dispositif est clair : privilégier une immigration choisie, qualifiée, et qui s'intégrera facilement. Dans toute l'Europe, à l'exception de la Belgique, de la Suède et de la République tchèque, la capacité d'intégration des candidats au séjour longue durée ou à la naturalisation est désormais jugée à l'aune de leur connaissance de la langue et de la culture du pays. En clair, la maîtrise de ces notions est devenue une machine à exclure et non pas à intégrer.
Lorsque Nicolas Sarkozy a créé, en 2003, le contrat d'accueil et d'intégration (CAI), c'était apparemment avec un tout autre objectif. Les migrants se voyaient offrir une sorte de donnant donnant : ils acceptent les lois et les valeurs fondamentales de la République, et la France facilite leur intégration, par une formation civique et linguistique. Depuis, l'ex-ministre de l'Intérieur a durci son discours et ses actes. Le CAI est désormais obligatoire. Les cours de français sanctionnés par un examen. L'échec peut entraîner le non-renouvellement du titre de séjour. Et tant pis pour les étrangers analphabètes ou illettrés réfractaires à l'apprentissage du français écrit et oral.
Pour l'heure, le candidat UMP à la présidentielle est le seul à envisager l'utilisation de la langue et de la culture française comme instrument de sélection. Les autres candidats ne se sont pas saisis de ce sujet, et leurs projets en la matière sont plus que flous.
«Maîtrise». «Nous sommes pour la mise en place d'une immigration partagée, associant les pays d'origine à la gestion du flux migratoire, explique le porte-parole de Ségolène, Julien Dray. A partir du moment où vous contractualisez avec ces pays, vous créez des conditions d'accueil d'une autre nature, et on peut très bien concevoir que, dans les pays d'origine, comme au moment de l'accueil des étrangers, des cours de langue soient proposés comme l'un des éléments permettant une bonne intégration.» François Bayrou est tout aussi vague. Pour les immigrés admis au séjour, il prévoit une «incitation à s'intégrer à la société française, par un programme d'intégration portant sur la langue française et nos valeurs». Concernant «les immigrés arrivés clandestinement sur notre territoire», le candidat de l'UDF estime qu'ils «ne sauraient être régularisés que sur des critères clairement définis : contrat de travail, maîtrise de notre langue et de nos valeurs, connaissance de notre mode de vie». Selon son entourage, Jean-Marie Le Pen n'a jamais parlé d'éventuelles mesures de nature à faciliter l'intégration des étrangers en situation régulière. Comme si l'immigration ne pouvait être, comme il l'a redit hier, que «sauvage et incontrôlée».

Avril 03, 2007, 12:35

une journée dans la bulle de Sarko

Sarko coupé du monde, dans son sprint éternel...

ci-dessous l'article :

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Avril 03, 2007, 12:20

Le pacte écologique, comment les sarkozystes envisagent de tenir les promesses...

Un bel exemple qui en dit sur l'importance que donnent les umpistes à la parole donnée, en l'occurrence la leur ! Comment peuvent ils manquer à ceux point d'estime pour eux mêmes, pour les personnes à qu'ils parlent, pour les français devant lesquels ils s'engagent ?

"The Yes Men se sont fait passer pour des journalistes d'une fausse chaine de télévision américaine et ont interrogé des hommes politiques qui ont cru être en direct à la télévision avec les Etats-Unis.
Le but de ce procédé était de vérifier la sincérité de leur engagement en faveur du pacte pour l’environnement de Nicolas Hulot."(cf le site lelab.tv)

Claude Goasguen, l’un des porte-parole de Nicolas Sarkozy, est le premier « test » à être diffusé sur LeLab.TV

ci-dessous le texte pompé (allez faire un tour, c'est instructif).

Pour la vidéo c'est par


Si vous soutenez cette idée du pacte écologique et que vous voulez lui donner du poids, vous pouvez la signer, c'est par ici


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Mars 31, 2007, 11:01

Quand Bayrou disait non à Hulot

Le Point hebdomadaire penchant plutôt pour Sarko relève un passage du livre de Nicolas Hulot &